‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 182 sur 250 · Th. Lavaxléb, les Frontières de la France, p · texte numérisé non relu

Th. Lavaxléb, les Frontières de la France, p

gauche ? La Prusse reçut ainsi les évêchés sécularisés de Paderborn, Hildesheim, Eichstœdt, Erfurt, Untergleichen, Munster, qui lui donnaient un territoire compact et bien plus considérable que ses duchés de Clèves, Gueldre, Meurs et Juliers. En effet, elle nous abandonnait une population de 137.000 habitants, en échange de laquelle elle en recevait une, plus allemande, de 400.000.

Pour une nation vaincue, la Prusse, désormais plus homogène, se trouvait satisfaite bien au delà de ses espérances : elle ne pouvait se plaindre d'être mal traitée par la France victorieuse. C'en était donc bien fini, pour elle et de son absolu consentement, de la rive gauche du Rhin : ceci, qui ne saurait être oublié, proteste d'avance contre la création d'une « Prusse rhénane », en 1815. Les autres princes rhénans furent aussi indemnisés, à leur entière satisfaction : le prince de Nassau reçut les domaines des abbayes de Fulda, de Corwey et de Weingarten*

Glorieuse et triomphante à l'extérieur, régénérée à l'intérieur par le génie de Bonaparte, comme elle l'avait été par le bon sens d'Henri IV après les guerres de Religion :

O Corse aux cheveux plats ! Que ta France était belle Au grand soleil de Messidor !

Cette France du Consulat était trop puissante, trop active, trop prospère pour ne pas exciter, comme au temps de Louis XIV, la jalousie des Puissances voisines : la rupture de la paix d'Amiens est de l'année 1803.

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