Ai.prisd Ramuadu, l'Allemagne sous Napoléon /•', p
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redoutant l'Autriche, détestant la Prusse. Les Bavarois disaient des Prussiens : « luxure honteuse, hypocondrie, fausseté, lâcheté, esprit de rancune , voilà leur caractère j ». A Munich, on exécrait le borussisme étroit, rapace, hostile à l'esprit national bavarois.
Le premier roi de Bavière, Maximilien Joseph, avait reçu une éducation française, à la cour de son oncle, Christian IV de Deux-Ponts ; celui-ci avait passé sa joyeuse carrière à Paris, à la cour de Louis XV dont il était l'un des favoris. Nous avons vu qu'à 21 ans, en 1777, Max- Joseph était entré lui-même au service de France. Devenu Electeur de Bavière et Electeur Palatin, il prit pour ministre un Français, le baron de Montgelas.
Dès le temps du Consulat, Napoléon chercha à s'attacher la Bavière; il avait fait rayer Max-Joseph de la liste des émigrés où il figurait comme colonel d'un régiment français. Le 24 août 1801, le Premier Consul signa avec lui un traité d'alliance. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres fut, ultérieurement, chargée de composer une médaille pour consacrer le souvenir de cette Convention. La légende proposée portait: Bavari in amicitiam recepti. Ce. projet, soumis à Napoléon, revint du cabinet de l'Empereur avec la modification suivante : Bavari in veterem amicitiam recepti. On voit combien l'Empereur tenait à renouer la tradition, et à faire ressortir que l'alliance de la France avec la Bavière était naturelle, traditionnelle, remontait jusqu'au passé de la Monarchie française.
Après la proclamation de l'Electeur Maximilien- Joseph, comme roi de Bavière, la Statszeitung de Munich, du 1er janvier 1806, s'écrie, dans le lyrisme de son enthousiasme : «Vive Napoléon! le Restaurateur du royaume de Bavière'2 ! »
Le premier roi de Wurtemberg, Frédéric Ier, avait servi dans l'armée prussienne, puis dans l'armée russe. D'une corpulence peu ordinaire, il était si empressé à faire sa cour à Napoléon, que l'Empereur disait en plaisantant qu'il accourait toujours à Paris « ventre à terre ».