Cité par Rambaud, p
A la fin de l'année 1813, tandis que Napoléon faisait voter par le Sénat une nouvelle levée de 300.000 hommes et se préparait à la lutte suprême, les Coalisés, réunis à Francfort et, parmi eux, les princes de la Confédération du Rhin, publièrent leur fameux Manifeste dans lequel ils protestaient qu'ils ne faisaient point la guerre à la France mais à Napoléon. Au nom de tous les Alliés, Metternich déclara que la France resterait désormais « renfermée dans ses limites naturelles qui sont le Rhin, les Alpes et les Pyrénées J ».
Napoléon ayant repoussé ces avances qu'il savait perfides, les Alliés insistent, peu après, sur ce point. Ils jugent nécessaire, disent-ils, s'adressant aux Français :
« de promulguer de nouveau à la face du monde, les vues qui les guident dans la présente guerre, les principes qui font la base de leur conduite, leurs vœux et leurs déterminations. Les Puissances alliées, affirment-ils, ne font pas la guerre à la France, mais à cette prépondérance que, pour le malheur de l'Europe et de la France, l'empereur Napoléon a trop longtemps exercée hors des limites de son empire... Ils désirent que la France soit forte, grande, heureuse, parce que la Puissance française est une des bases fondamentales de l'état social... Ils confirment à l'Empire français une étendue de territoire que n'a jamais connue la France sous