‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 84 sur 250 · Voyez à ce sujet : Ch. Langlois, loc. cil · texte numérisé non relu

Voyez à ce sujet : Ch. Langlois, loc. cil

2. Annuentibus rege Alberto, baronibus et praelatis regni Tcuthonici, concessum est i/uod regnuin Francise, quod solummodo usque ad Mosam illis in partibus se extendit, de cœtero usque Rlienum Jluvium potestatis suœ terminos dilalaret. Guillaume de Nangis, Ckron., ad ann. 129'J; Gihaudus de Fuachlto, dans les Historiens de France, t. XXI, p. 17.

autres chroniqueurs comme un simple bruit public1. Quoi qu'il en soit, ce bruit persistant nous fait connaître l'état de l'opinion, ce qu'elle espérait, ce que conseillaient les légistes, ce que convoitait le roi de France. On répandit la nouvelle ou on laissa dire que Philippe le Bel avait signé un arrangement secret, mais que les événements ultérieurs ne permirent pas de le réaliser2.

Le plus clair du traité de Quatrevaux, c'est que l'empereur Albert d'Autriche s'engagea à ne plus soutenir la noblesse de Bourgogne contre le roi de France; c'est que, en 1300,1a ville de Toul s'offrit au Roi, de son plein gré, car, disent les Toulois, « nous pouvons avoir gardien tel comme il nous plaît, sans le consentement du roi d'Allemagne ». Le comte de Bar rompit son alliance avec Edouard Ier d'Angleterre ; faisant hommage au roi de France pour ses domaines de la rive gauche de la Meuse, il passe dans « l'host » de Philippe le Bel. Il suit en cela l'exemple des ducs de Lorraine3, qui, durant tout le moyen âge, figurent dans les armées du roi de France. Thibaut II qui devait succéder à son père Ferri III, en 1304, était à la bataille de Courtrai en 1302. IJ y déploya une bravoure chevaleresque et fut fait prisonnier en voulant dégager le comte d'Artois qui fut tué à ses côtés. Thibaut combattit aussi pour Philippe le Bel à Mons-en-Puelle, le 18 août 1304. Dans les autres provinces de la Rhénanie, l'influence de Philippe le Bel était aussi devenue prépondérante. Les Electorats ecclésiastiques de Trêves, Mayence et Cologne; les évêchés de Strasbourg, Bâle et Constance avaient des titulaires dévoués au roi de France et pensionnés par lui. Les cantons Suisses se soulevèrent contre leurs gouverneurs autrichiens et conquirent leur indépendance : c'est en voulant réprimer cette insurrection que l'empereur fut tué auprès de Windisch, le lur mai 1308.

A cette nouvelle, Philippe le Bel conçut le projet de faire porter à l'Empire son frère, Charles de Valois. Il envoya en Allemagne ses agents, Gérard de Landri, Pierre Barrière, Hugues de la Celle, les autorisant « à promettre sommes d'argent, une

1. Ch. Langlois, dans Lavisse, SK«Ï. de France, t. III, 2° partie, p. 314.

2. Albert Sokel, VEuro[>c cl la Révolution française, t. I, p. 250-251.

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