‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 90 sur 250 · Alfred Leroux, Nouvelles Recherches..., p · texte numérisé non relu

Alfred Leroux, Nouvelles Recherches..., p

2. Le continuateur de la Chronique de Kœnigshoven : Der Herzog von Orient: sprach, das tiische Land gehorte hievor an die Krone zu Franckreich und gap dem Marggrafen von Baden und ettelichen endern Hcrren gros Gnel daz sic ime gelobent und swurent beholfen zu finde. Alfred Leroux, op. cil., p. 105.

LA GUERRE DE CENT ANS. — JEAN SANS PEUR ET PHILIPPE LE BON. — JEANNE D'ARC

Le duc d'Orléans mort, la politique de revendication française dans les pays rhénans trouva tout de suite un nouveau protagoniste dans Jean sans Peur lui-même. Cette politique répondait trop au sentiment des populations pour être abandonnée : tous les partis en subissaient pour ainsi dire l'attraction, l'inéluctable nécessité : elle passa des Armagnacs aux Bourguignons, comme elle passera, plus tard, de la Monarchie à la Révolution. C'est la loi de notre race, la mystérieuse source de vie de notre nationalité française.

Jean sans Peur héritait d'immenses domaines qui, parsemés d'enclaves, se développaient depuis Anvers jusqu'à Nevers et aux deux rives de la Saône et du Rhône : il ne songea qu'à les étendre encore et, dans ce but, il reprit contre l'Empire l'attitude envahissante de son cousin qu'il avait assassiné1. Son pacte avec son beau-frère Jean de Bavière, sa victoire sur les Liégeois, en 1408, sa main-mise sur Besançon, ses intrigues dans le Luxembourg avec son neveu Antoine de Brabant, ses alliances avec les ducs de Lorraine et de Clèves, tous ces agissements inquiétèrent au plus haut point l'empereur Sigismond :

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