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César, IV

Le Rhin dans l'histoire. — I. 21

éclate, nous l'avons vu, lors de l'entrevue de César et d'Arioviste, d'Arminius et de son frère.

Après Jules César, voici le témoignage de Velleius Paterculus qui prit part, sous Tibère, aux guerres de Germanie : « Le caractère des Germains, dit-il, offre un terrible mélange de ruse et de férocité, c'est une race née pour le mensonge, et il faut l'avoir éprouvé pour le croire {at illi, quod nisi expertus vix credat, in siunma fe rit cite versutissimi, natumque mendacio genus). Varus fut perdu par sa confiance dans les démonstrations d'amitié et de fidélité des Germains, « ces hommes, dit Paterculus, qui n'avaient d'humain que la figure et la parole {qui nihil praeter vocem membraque haberent hominum). Varus crut qu'ils pouvaient être conquis par la douceur et la justice (posse jure mulceri).

Strabon insiste à son tour sur la mauvaise foi et la fourberie des Germains, chez lesquels le mot « trahison » n'est pas compris : « Ils sont, dit-il, sans respect pour la foi promise; à l'égard de ces peuples on ne saurait prendre trop de précautions; ceux à qui les Romains s'étaient fiés sont ceux précisément qui leur ont fait le plus de mal l. » Même après la foi jurée, la soumission offerte, les engagements les plus solennels, « les Germains, ajoute Strabon, restent les ennemis des Romains, ennemis acharnés, qui ne cèdent un moment que pour s'armer de nouveau ».

Les traits de fourberie et de ruse déloyale, de la part des Germains, remplissent les épisodes des guerres des Romains contre eux. Ils veulent sortir de chez eux et franchir le Rhin, ils sollicitent des terres, ils implorent leur pardon à genoux, au lendemain d'une révolte; puis, dès que les généraux romains ont le dos tourné, ils jettent le masque et rompent leurs engagements sans scrupule. Un jour, — ceci est dans Tacite pourtant favorable aux Germains, — les Ubiens invitent leurs voisins, une tribu de Chauques, à un grand festin; dès que le vin les a endormis, ils mettent le feu à la maison et les brûlent jusqu'au dernier -.

Ammien Marcellin remarque que les populations de l'Empire

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