V. Hugo, le Rhin, t. II, p. 340-3-H
42 LE RHITS" DANS l/HISTOIIU:
chaîne volcanique du Taunus qui domine ces villes et court de l'est à l'ouest, a 350 mètres d'altitude ; elle arrête la poussée des eaux et force le Rhin à un brusque détour. Elle est parsemée de ruines romaines, entre autres, le camp retranché de Saalburg, dont les premières fortifications furent élevées par Drusus, en l'an 11 avant J.-G.
A partir de là, c'est le Rhin romantique. Les guides énumèrent une suite, enchanteresse pour les yeux et l'imagination, de vieux châteaux, de tours romaines, de donjons gothiques, d'îlots verdoyants, de récifs, de burgs, sur lesquels la légende a greffé les souvenirs d'Arminius, de Gharlemagne, de Roland, de Frédéric Barberoussc, de Goethe et de Bettina, et aussi des Français « empoisonneurs (!) » du Palatinat'. Cette épithète est vraiment un joyau littéraire trouvé par les ravageurs du Palatinat et de l'Alsace, durant tout le cours des xvi° et xvii0 siècles, les incendiaires des bibliothèques de Strasbourg (1870) et de Louvain (1914), les bombardeurs de Soissons, d'Ypres, de Nancy et de la cathédrale de Reims.
1. Von den Franzosen, den Pfalz Vergiftern, :erst>irt, disent les Guides allemands !