‹ Le Rhin dans l'histoireChapitre 19 sur 211 · Voltaire, Siècle de Louis XIV, cli. \i · texte numérisé non relu

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2. Cité par Alueut Sohel, l'Europe el In Révolution, t. I, p. 85.

ner du Hegau, la ville impériale de Kaufbeuern. Quelquefois, dans ces étranges duels, les villes avaient peur et demandaient secours à l'empereur; alors, le burgrave éclatait de rire, et à la prochaine fête patronale, il allait insolemment au tournoi de la ville, monté sur l'âne de son meunier. Pendant les effroyables guerres d'Adolphe de Nassau et de Didier d'Isembourg, plusieurs de ces chevaliers qui avaient leurs forteresses dans le Taunus, poussèrent l'audace jusqu'à aller piller un des faubourgs de Mayence, sous les yeux mêmes des deux prétendants qui se disputaient la ville. C'était leur façon d'être neutres. Le burgrave n'était ni pour Isembourg ni pour Nassau ; il était pour le burgrave. Ce n'est que sous Maximilien, quand le grand capitaine du Saint-Empire, Georges de Frundsberg, eut détruit le dernier des burgs, Hohenkrœken, qu'expira cette redoutable espèce de gentilshommes sauvages, qui commence au xe siècle par les burgraves-héros, et qui finit au xvie, par les burgraves-brigands. » (Victor Hugo, le Rhin.)

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