‹ Le Rhin dans l'histoireChapitre 25 sur 211 · Hue, op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Hue, op. cit., t. II, p

de la marche, pour éviter les surprises des tribus hostiles ou des bandes de pillards. Ceci était l'affaire des conducteurs, tantôt un patriarche obéi à cause de son expérience, tantôt un jeune chef choisi pour ses prouesses à la chasse ou à la guerre. Les choses se passent aujourd'hui comme du temps des Celtes, des Germains ou des Huns, parce que la nature de la steppe impose, depuis les premiers âges, aux tribus qui y sont cantonnées, la vie errante en groupes de clans, l'art pastoral, le régime patriarcal et communautaire, quel que puisse être le rameau ethnique auquel elles se rattachent et quelles que soient leurs traditions héritées de leur primitive origine.

V habitat crée le type social: cela est évident surtout chez les peuples simples qui demandent à la nature bien plus qu'à l'industrie et aux rapports commerciaux extérieurs, les moyens de vivre et de jouir de la vie. Les habitudes héritées d'un milieu antérieur, les croisements du sang avec d'autres races n'empêchent, eux-mêmes, que dans une mesure très restreinte, l'habitat d'exercer sa tvrannie sur l'homme et les sociétés humaines

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