‹ Le Rhin dans l'histoireChapitre 32 sur 211 · Pline, IV, 27, 13; cf. IV · texte numérisé non relu

Pline, IV, 27, 13; cf. IV

3. Plus tard, ce fut avec l'Étrurie que les Scandinaves tirent le commerce de l'ambre et des métaux travaillés. J. N. Sadowsri, dans les Comptes rendus du Congrès international d'Anthropologie et d'Archéologie préhistoriques, 8° session, à Buda-Pest, 1876, t. I (1877), p. 431.

tous les peuples nous l'apprend. C'est en vertu de cette loi sociale que, dès l'antiquité la plus reculée, les Sères ou Chinois faisaient parvenir leurs ballots de soie jusqu'en Europe.

Les colporteurs de la Sogdiane, empruntant la route des steppes suivie par les grandes migrations, transportaient la soie jusqu'à la mer d'Aral ou à la mer Caspienne. De là, les uns poursuivaient leur marche d'étape en étape jusqu'à l'Oural, à la Volga, au Pont-Euxin ; les autres remontaient l'Oxus (l'Amou- Daria) pour atteindre les marchés du nord de l'Iran *. C'est la fameuse via mercatoria qu'un marchand syrien, Maës Titianus, avait suivie et qu'il décrivit au 11e siècle de notre ère, dans un Itinéraire qui nous a été transmis par Marin de Tyr2. « Voyages immenses, dit Pline, en parlant des Sères et de la soie, dont le résultat est de faire paraître des Romaines en robes diaphanes. De mœurs inoffensives, les Sères ont quelque chose de sauvage car ils fuient l'approche de tous les hommes, si ce n'est des marchands qu'ils accueillent chez eux avec empressement3. »

De toutes les voies du commerce, la route de la soie était la plus longue, puisqu'elle venait des profondeurs de la Chine. Une autre, débouchant, du nord de l'Inde, aboutissait également à l'Oxus, gagnait par ce fleuve la Bactriane, l'Arménie, la vallée du Cyrus (le Koura) et enfin le Pont-Euxin par le Phase sur les bords duquel se trouvaient d'immenses entrepôts. L'un de ces grands marchés, Dioscurias, déjà ruiné à l'époque de Pline, était, dans les temps plus anciens, « le rendez-vous de trois cents nations qui parlaient autant de langues ; et nousmêmes, ajoute Pline, nous y avons eu cent trente interprètes pour le commerce 4 ».

C'est dans ces entrepôts du Phase que les Phéniciens, maîtres de la navigation du Pont-Euxin, venaient chercher les marchandises du nord asiatique pour les convoyer chez les Grecs.

1. W. Hevd, Histoire du commerce du Levant au moyen âge, trad. Furcy-Raynaud, 1. 1, p. 3 et suiv.

2. P. Vidal de la Blache, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1897, p. 523.

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