‹ Le Rhin dans l'histoireChapitre 87 sur 211 · Césvr, Bell. GalL, \ I · texte numérisé non relu

Césvr, Bell. GalL, \ I

traversé le Rhin pour prêter main forte aux insurgés. César passa le fleuve une seconde fois, résolu à interdire aux Germains toute relation avec la Gaule et à leur infliger un châtiment exemplaire. Cette expédition, bien que favorisée comme la première, par les Ubiens, n'eut pas plus de succès. Les Suèves se réfugièrent dans leurs inaccessibles forêts; les légions repassèrent le Rhin sans avoir pu combattre : c'était en l'an 53 avant J.-C. César voulut venger cet échec sur Ambiorix. L'indomptable et insaisissable chef des Eburons, traqué comme une bête fauve, abandonné des siens, surpris au fond des bois, dans l'une de ses fermes (œdificium), s'échappa encore une fois ; il trouva un refuge au delà du Rhin.

César crut que la Gaule était domptée par la terreur : il n'avait fait que surexciter le sentiment de la solidarité nationale. Le soulèvement général des Gaulois, de l'an 52, parti du pays des Carnutes, le foyer de l'influence des Druides, gagna tout de suite l'Auvergne. Après la chute d'Alésia, César eut encore à faire une campagne dans le nord-est de la Gaule pour réduire les Bellovaques et Ambiorix : celui-ci, sorti de sa retraite de Germanie, avait appelé aux armes les Ambiens, les Atrébates et d'autres peuples qui n'avaient pas su répondre à temps à l'appel de Vercingétorix. Ambiorix fut refoulé encore une fois au delà du Rhin; il disparut pour toujours. A l'époque moderne, les Tongriens lui élevèrent une statue.

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