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CHAPITRE XI

Le camp retranché de Metz. — Ses défenses intérieures et extérieures. — Les forts Frédéric-Charles et Manstein. — Le fort Avensleben. — Les forts Manteuflfel, Gœben, prince de Wurtemberg. — Une visite aux champs de bataille des 16 et 18 août 1870. — Entre Rezonville et Vionville. — Souvenirs de la bataille. — Les monuments funèbres. — Frédéric-Charles à Gorze. — Cette ville, son passé, son présent. — Novéant-sur- Moselle. — Rentrée à Metz. — Le champ de bataille de Wœrth.

Metz est maintenant un camp retranché qui n'a pas son pareil dans le monde, un centre stratégique de premier ordre, la place la mieux approvisionnée, la mieux outillée, la mieux disposée pour résister pendant de longs mois à une grande armée.

On sait que la ville est bâtie dans l'angle formé par le confluent de la Moselle et de la Seille et que l'enceinte, remarquable par la hauteur des escarpes et englobant l'île Ghambière, est renforcée sur la rive droite de la Moselle par le fort Belle-Croix, que Cormontaigne considérait comme son chef-d'œuvre, et sur la rive gauche, par le fort Moselle. Ces ouvrages, à double couronne, mis à la hauteur des exi-

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