‹ Le Rhin francaisChapitre 11 sur 166 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

est la ligne de Bàle à Strasbourg et de Strasbourg à Wissembourg par Vendenheim, ce dernier tronçon dédoublé à l'aide de la ligne Strasbourg-Lauterbourg. Sur cette artère viennent s'embrancher les lignes de Saint-Louis à Léopoldshohe, de Mulhouse à Altkirck et à la frontière française près Belfort; de Mulhouse à Mulheim, de Mulhouse à Thann et à Wesserling; de Bolwiller à Guebwiller, de Colmar à Munster, de Colmar à Neuf-Brisach, de Schlestadt à Sainte-Marieaux-Mines, de Schlestadt à Saverne, de Strasbourg à Avricourt et à Kehl; de Strasbourg à Schirmeck et Rothau, par Molsheira; de Haguenau à Metz, par Niederbronn, Bitche et Sarreguemines ; de Wissembourg à la frontière bavaroise.

. Si, pour compléter l'ossature, nous ajoutons la ligne de Sarrebourg à Metz, par Courcelles, Rémilly et Bensdorf (où s'embranche le chemin d'Avricourt, par Dieuze) et la ligne Noveant-sur-Moselle, Metz, Thionville, nous pouvons négliger les tronçons. Ces mailles de fer constituent, au point de vue militaire, un merveilleux outil de concentration. Le Rhin est traversé trois fois, à Neuf-Brisach, Kehl et Lautcrbourg; les lignes de la Prusse et de la Bavière rhénanes sont autant de branches d'un éventail dont Strasbourg est le pivot. La Lorraine et la- basse Alsace sont machinées à plaisir; la haute Alsace est

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moins bien partagée i. Au-dessus de Schlestadt mis en communication avec Metz par Saverne et Sarrebourg, il n'y a plus que la grande ligne de Bâle avec embranchement sur Altkirck et la communication avec les lignes badoises par Neuf-Brisach.

J'ajouterai que le service des chemins de fer est lent, mais bien fait, le matériel commode, les trains chauffés par des appareils nouveaux, l'accès dans les gares permis à tout le monde, la voie non palissadée.

A Sarrebourg, où le train s'arrête quelques instants, à cause de l'embranchement de Metz, j'observais avec mon compagnon de voyage le va-et-vient de la gare. Des paysans montaient dans le train ou en descendaient, s'occupaient de leurs bagages, hélaient leurs amis, mais nous ne remarquions aucun contact entre eux et les employés du chemin de fer, les gendarmes, les douaniers. Pas de ces poignées de main que les habitants de nos campagnes échangent

1. C'est ce qu'a constaté le feld-maicchal de Moltke dans sa récente tournée militaire en Alsace-Lorraine. II a étudié la question à Mulhouse. Le résultat de cette enquête a été le rapport adressé à l'empereur Guillaume pour expliquer la nécessité d'une forte concentration permanente de troupes à Mulhouse. Un camp retranché sera prochainement établi dans cette région.

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