‹ Le Rhin francaisChapitre 136 sur 166 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

feld-maréchal de Manteuffel, Guillaume s'était résolu à donner à ce quasi-souverain, le commandement général des forces cantonnées dans le pays d'empire *,

Dès le matin du 20 septembre, je quittais de nouveau Strasbourg, pour assister à la bataille que le 15* corps allait engager contre un ennemi marque. Le dispositif de cette opération de guerre était on ne peut plus intéressant. Le corps marque figurait un corps français. L'opuscule dont j'ai précédemment parlé expliquait que ce corps, appartenant à une armée qui, après le passage des Vosges et l'occupation de Saverne, tenterait d'investir le camp retranché de Strasbourg, aurait pris position le 19 septembre sur une série de hauteurs, depuis Furdenheim, sur la nouvelle route de Saverne, jusqu'au delà de Dossenhein, près de la nouvelle route de la même ville, sur un front de quatre kilomètres.

Le général français était censé avoir sous ses ordres 20 bataillons, 20 escadrons, k^ pièces. 11 se serait mis en route le 20 au matin, pour occuper les hauteurs du Souffelbach, de Stuzheim à Hurtigheim, à cinq kilomètres environ des forts nord-ouest de

1. Le général de Fransecki a été effectivement relevé de ses fonctions au commencement de novembre.

Strasbourg. Cette armée ennemie était simulée par un détachement de 6 compagnies et de 5 escadrons avec 12 pièces sous les ordres du général de brigade de Wright.

Voyons maintenant quelles dispositions avaient été prises pour s'opposer à cette tentative d'investissement. Le 15^ corps, figurant une armée de secours allemande, était supposé avoir franchi le Rhin, le 9, à Kelh. La 31« division, marchant la première, aurait traversé Strasbourg dans la soirée et bivouaqué la nuit suivante à Kronenbourg, pendant que la 30^ campait seulement sur les glacis de la place et que la cavalerie, l'artillerie et le gros matériel s'arrêtaient en ville. L'objectif de l'armée dans l'opération qu'elle allait entreprendre le 20 était d'empêcher les Français, par une attaque très énergique, de faire avancer de Saverne leur matériel de siège et leurs ponts de bateaux indispensables à l'investissement.

Ces données admises, le 15* corps s'était mis en route dès Taube, en deux colonnes éclairées par la cavalerie, sur les deux routes de Saverne, presque parallèles, à 1800 mètres de distance. La colonne de droite, sur la vieille route, était formée par les régiments n^^ 25, 105 et 126, avec 12 pièces et une compagnie de pionniers. Une forte avant -garde

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