‹ Le Rhin francaisChapitre 45 sur 166 · CHAPITRE V. 8T · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 8T

de Wolfisheim et, à droite, entre le chemin de Flexbourg et la route de Saverne (à 200 mètres de cette dernière), que s'élève ou plutôt que se dérobe lefort Bismarck n° 6. Nous sommes à 4,500 mètres à vol d'oiseau des nouvelles fortifications de Strasbourg.

Le fort est en plaine, à fleur de terre. L^entrée tournante est à 5 mètres au-dessous du sol environnant. On voit s'élever, avec un très-faible relief, de gauche à droite, 3 cavaliers sur le flanc, k casemates gazonnées, une casemate centrale, surmontée du mât de pavillon, k casemates, 3 cavaliers sur le flanc. Le fossé tracé sur la face vers Strasbourg, est large à peine d'une quinzaine de mètres. On découvre toutes les fenêtres des casernes donnant sur ce puits à pic, maçonné au sous-sol des deux côtés. Autant qu'on en peut juger, l'ouvrage a 150 mètres de longueur sur 50 de largeur au flanc, et 75 de largeur au centre, entre l'entrée du fort et le principal saillant extérieur. A droite et à gauche du fort, face à l'ouest d'une part, et à la route de Saverne, c'est-àdire au nord-ouest, de l'autre, s'étendent des épaulements et des tranchées, prolongeant de 75 mètres sur chaque aile la défense de la position.

Une route intérieure toujours couverte sur son flanc extérieur par les dépressions naturelles ou

artificielles du terrain, fait le tour de Tenceinte des forts, passant à 100 mètres environ des ouvrages. Une seconde ligne plus intérieure suit celle-ci. Elle est formée par la voie, toujours saillante d'un mètre environ, du chemin de fer qui a servi à construire les forts. Les rails enlevés sont accumulés derrière chaque ouvrage, prêts à être reposés. Cette voie forme partout un abri de tirailleurs. Dans un magasin du génie, construit en bois en arrière du fort, se trouvent accumulés des moyens de transport.

L'ouvrage baptisé Bismarck est faible, très faible. Je ne cours le risque d'être démenti par aucun militaire. Bâti sur un terrain si peu solide que des réparations à la maçonnerie sont à tout instant nécessaires, il est dominé à très bonne distance par des renflements de terrain très propres à l'attaque et, ce qui est plus grave, au point de vue technique, échappant aux vues de Tartillerie des forts Grand-Duc-defiade et Prince-de-Saxe (n^» 5 et 7), ses voisins de droite et de gauche. Je citerai la hauteur d'Oberschaeffolsheim à 3,500 mètres du fort Bismarck, les pentes de la route de Saverne près du point de jonction de l'ancienne voie romaine et le plateau en avant d'Hurdgheim.

Les Allemands connaissent les défauts de cet ouvrage à peu près intenable et l'état-major est encore

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