Un rhumatisant apparemment « sain
devient un tuberculeux pulmonaire.
H existe en effet d'assez nombreuses observations qui prouvent que chez un sujet cliniquement indemne de tuberculose, une crise rhumatismale se complique secondairement de localisation pulmonaïre où le bacille de Koch est mis facilement en évidence.
O8s. XXVII. — Sergent.
Homme de 30 ans, qui présente une atteinte polyarticulaire aiguë très douloureuse, sans tuméfaction articulaire. Le salicylate de soude se révèle inefficace. Peu après apparaît une scissurite vérifiée par une radioscopie. À ce moment, les signes articulaires s’amendent. 4 mois plus tard, tuberculose apicale avec bacilles dans l’expectoration.
Dans cette observation, se retrouve, avec une précision absolue, cette succession précipitée des deux localisations, et surtout le « balancement des lésions », signalé souvent et bien mis en évidence dans le cas de BEZANÇoN (obs. III) où le pneumothorax fait cesser des arthralgies durant depuis 1 an. On suit ainsi la progression de la gravité rapidement croissante des lésions : rhumatisme, scissurite, puis tuberculose pulmonaire avérée : la réaction du sujet a été nulle.
Dans d’autres cas, on peut voir, avec une réaction individuelle plus forte, apparaître chez des infectés tuberculeux légers de l'enfance des crises de polyarthrite qui invoquent tout sauf le bacille de Koch : la réaction individuelle est plus forte, les crises vont se succéder à intervalles plus ou moins rapprochés ; ce n'est que très tar-