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ses complications, s’identifient avec ceux du rhumatisme aigu tuberculeux. Il semble donc plus logique de dissocier du rhumatisme articulaire aigu, une polyarthrite d'origine bacillaire, quitte à en préciser les caractères.
Qu'est-ce done que la maladie de Bouillaud ? C’est un syndrome caractérisé par des signes généraux, qui sont manifestement ceux de toute maladie infectieuse : température élevée, abattement du malade, pâleur, sueurs profuses, langue sabburale, parfois sèche, urines rares ou albumineuses, troubles digestifs. Les signes locaux sont la fluxion pluri-articulaire, avec chaleur, rougeur, tuméfaction et douleur au niveau de chaque articulation atteinte, évolution extensive puis régressive.
Est-ce donc là une affection vraiment spécifique ? Fautil rappeler l'opinion très juste de DieuLaroY, qui en 1901, dans son traité de pathologie interne, disait : « le rhumatisme articulaire aigu a tous les attributs d’une maladie infectieuse microbienne : ses localisations sur l’endocarde, les séreuses le rapprochent des autres rhumatismes infectieux, dans lesquels l’origine microbienne ou toxi-infectieuse est connue ». Pourquoi à l’origine du rhumatisme de Bouillaud, le plus authentique, ne pourrait-on invoquer l’une des infections les plus fréquentes : la tuberculose ?
Ïl appartenait aux bactériologistes d'apporter la preuve décisive de cette intervention du bacille de Koch dans les rhumatismes dits francs. Notre cas personnel où tout le tableau précédent se retrouve vient prouver que, au cours d'un rhumatisme qui ne fait en aucune facon la preuve clinique de son origine, on peut révéler la bacillémie tuberculeuse avec arrêt passager du virus au
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niveau des articulations. Si ces examens n'avaient pas été pratiqués, nul n'aurait pu, deux semaines après la crise, invoquer l'action du bacille de Koch.
Les symptômes et complications de la maladie de Bouillaud se retrouvent dans le rhumatisme aigu luberculeux.
On a voulu différencier les polyarthrites bacillaires des rhumatismes « francs », par l’absence, ou les modifications de certains symptômes, ou complications. On ne peut élayer un diagnostic différentiel sur aucune de ces soi-disant distinctions, car dans de nombreuses observations, où le bacille se retrouve dans le sang et les liquides articulaires, on peut voir se développer toute la symptomatologie, et l'évolution de la maladie de Bouillaud la plus caractéristique.
L’angine du début est loin d’être constante dans le rhumatisme « franc ». Nous la retrouvons citée dans de nombreuses observations de rhumatisme bacillaire dont la nature est prouvée par des arguments bactérrologiques, notamment dans les deux cas de M. Nové-Josse- RAND, de CAUSSADE, de BABOoNNEIX et MorNEeT, de Nanu, JONNESCO et STEFANESCO, dans notre observation personnelle. Dans le cas de LarpericH, plusieurs des crises rhumatismales antérieures s'étaient accompagnées d'angine, et la crise observée par l’auteur fut même marquée par une angine érythémato-pultacée. Il faut donc renoncer à voir là un signe différentiel : elle se retrouve tout aussi bien dans les rhumatismes tuberculeux que dans les polyarthrites de nature inconnue.
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Les complications cardiaques.
La péricardile, au cours du rhumatisme tuberculeux, ne peut plus être discutée. Nous avons déjà étudié les relations intimes des péricardites et des polyarthrites bacillaires. Si la péricardite du rhumatisme tuberculeux est parfois une véritable péricardite « caséeuse », elle peut être au contraire fugace, transitoire, cédant au salicylate de soude, comme la péricardite rhumatismale courante.
Ainsi, dans J'observation de BEZANCON et JACQUELIN, un rhumatisme franc absolument typique (ce diagnostic avait été primitivement porté), se termine par une péricardite tuberculeuse à lésions caséeuses vérifiée à l’autopsie. SERGENT rapporte un cas de rhumatisme articulaire aigu avec pleurésie et péricardite, dont le liquide tuberculise le cobaye.
Mais l'observation de FINpLAY nous montre un malade qui présente, à 4 mois d'intervalle, deux attaques de polvarthrite aiguë. La dernière s'accompagne de frottements pleuraux et péricardiques, ces deux derniers symptômes ainsi que les arthralgies cèdent au salieylate de soude. La mort survenant par méningite tuberculeuse permet de vérifier ces lésions méningées, péricardiques et pleurales. La réalité de cette atteinte de la séreuse péricardique, atteinte purement inflammatoire et curable, évoluant parfois vers la symphyse analogue à la symphyse rhumatismale, est prouvée par l'observation de BEzancoN, M. P. Wei, DELARUE, OUMANSKY et Mlle Pau : au cours d’une polvarthrite aiguë de nature