NON
Au point de vue dentaire (Houssais) : dents dans l’ensemble solides et bien constituées.
A la mâchoire inférieure : éruption, au moment de l’observation de la dent de sagesse inférieure gauche, le capuchon muqueux est en partie, mortifié.
Dent de douze ans cariée : du côté droit, la seconde prémolaire manque.
A la mâchoire supérieure, carie simple de la dent de douze ans et de la dent de six ans, à droite. À gauche, caries simples des dents de douze ans et première prémolaire.
Il a été fait un prélèvement au uiveau de la dent de sagesse inférieure gauche en éruption. Frottis et cultures ayant montré la présence de nombreux cocci du type staphylocoque, et surtout une association fuso-spirillaire des plus nettes.
La radiographie, en dehors d’un kyste au niveau d’une prémolaire cariée, ne décèle aucune lésion diffuse des alvéoles.
Par ailleurs, les gencives sont absolument normales, ni décollées, ni tuméfiées, ni infectées.
Observation IV
M. Rog.., dix-huit ans.
En novembre 1918, à douze ans, première crise rhumatismale : douleurs dans l'articulation temporo-maxillaire, suivie d’angine rouge, puis de douleurs dans les coudes, les genoux, et les muscles des cuisses.
Souffle méso-systolique transitoire.
Deuxième erise le 1er avril 1920. Début par une angine, des douleurs cervicales (nuque, cou).
Le lendemain, douleurs articulaires légères aux coudes et aux genoux, arythmie et tendance à l’embryocardie. Les jours suivants, le diagnostic se confirme d’endocardite, et un souffle typique d'insuffisance mitrale se caractérise. Trois cures successives à Royat, en 1920, 1921, 1922. Persistance d’extra-systoles et du souffle mitral.
Troisième crise en avril 1924. Le malade est suivi à l’hôpital et on note une série de points nouveaux.
Le 12 avril, douleurs au niveau de toutes les molaires. Le 13 avril, douleurs généralisées à toutes les dents, y compris les canines et les incisives, toutes les dents sont douloureuses à la pression : toutes donnent l'impression d’allongement. La mastication est rendue difficile.
Le 14 avril, la température monte à 3802 et les articulations temporo-maxillaires deviennent douloureuses.
Le 15 avril, la fièvre atteint 380 6 : à 10 heures du soir, en même temps qu'un violent accès fébrile, des douleurs apparaissent aux coudes et aux poignets. Aspect typique du rhumatisme articulaire aigu. Sous l'influence d’une cure salicylée, les douleurs s’atténuent, la température redevient normale le 20. Signalons cependant, du 25 au 30, une série de poussées à 380.
Nombreuses caries dentaires (molaires) et infection de la région du collet avec déchaussement des incisives inférieures et d’une supérieure.