C. — Complications générales
Pour les auteurs américains, la septicité dentaire est l’origine d’endocartdites (Coldmann), de troubles digestifs (Hunter), d’arthrites, d’éruptions (Watson), de maladies nerveuses.
Le diabète serait aussi, dans certains cas, rattaché pathogéniquement aux infections bucco-dentaires, et Galippe, en 1890, a pu affirmer que le diabète, loin d’être une cause de pyorrhée, n’en serait que la conséquence, et 1l l'explique ainsi : le foie, altéré dans son fonctionnement par des toxines absorbées, soit directement par déglutition, soit par voie sanguine, donne de la glycosurie. Le sucre serait donc postérieur à la pyorrhée, qu'il ne saurait provoquer, et on aurait ainsi l'explication facile de certains cas de diabète conjugual relatés dans de nombreuses observations, le contact permettant le passage des microorganismes de la pyorrhée, de bouche à bouche, qui détermineraient du diabète par pyorrhée consécutive.
Seraient sous la même influence les cas de néphrite, également étudiés par Galippe.
Nous citerons l’observations de Sainton et Debertrand : relatant des manifestations septicémiques avec abcès multiples, ayant comme point de départ un adéno-phleemon sous-maxiilaire, consécutif à une infection dentaire : caries multiples des incisives et des molaires.
Malgré la guérison rapide de cette première localisation infectieuse survinrent des arthrites multiples, présentant le caractère assigné aux pseudo-rhumatismes infectieux.
La troisième étape de l’évolution fut marquée par l'apparition de diverses collections purulentes, apparaissant soudainement en quarante-huit heures, augmentant rapidement de volume et donnant naissance à un pus abondant, sans odeur, laiteux et persemé de grumeaux, guérissant par incision, sans laisser de traces.
Pendant cette longue évolution, l'état général du malade était resté relativement satisfaisant.
Au point de vue bactériologique, on nota la présence de
Ur
cocci présentant les réactions de forme et de culture du tétragène.
La guérison fut obtenue par la méthode de Wright, hémoculture sur gélose et autovaccin (230 millions de microbes par ec.).
À côté de cette observation d’abeès multiples à la suite d'infections dentaires, se place celle de Bonnamour et Delore, de Lyon, qui rapportent le cas d’une endocardite infectieuse, avec abcès dentaire comme origine probable, et anurie prolongée terminale.
Premier Groupe
Nous insisterons plus particulièrement sur les cas de rhumalismes chroniques infectieux succédant à des lésions de rhumatisme dentaire. D’après les Américains et les Austro-Hongrois, tous les rhumatismes chroniques relèveraient de l’étiologie dentaire.
Qu'il nous soit permis de rappeler à ce sujet plusieurs observations : |
Celles d’'Antonius et Czepa sont peu précises.
Celles de Keneth et Goadby, au nombre de 49, se divisent en trois groupes, mais elles sont aussi assez laconiques : le point intéressant est que plusieurs cas ont été guéris par des vaccins provenant de microbes isolés des lésions dentaires.
Celles de Billings, de Chicago, au nombre de 10, où l’auteur étudie l’état des dents et aussi du naso-pharynx.
Sur cinq malades, quatre présentaient de l'infection pharyngée, et l’un d’eux avait en même temps des lésions dentaires. Chez ces cinq malades, la thérapeutique dentaire et bucco-pharyngée a eu raison de rhumatismes, qui avaient été rebelles à tous les autres traitements.
Celle de Maranon est plus explicite :
« Les cas de rhumatisme chronique, d’origine dentaire,
dit-il, ont une symptomatologie particulière, et en les étu-