SAR
Le métabolisme basal : 43,7 augmenté de 13,7 % Co?
La sédimentation globulaire, très accélérée, donnait au bout de 1 h., 2 h. et 24 h. : 38, 50, 63.
Le volume globulaire : 28,7 %o.
Sous l'influence de trois séries d’injection de thorium X, on a observé une grosse amélioration des manifestations articulaires et cutanées comme dans l’observation de Léri.
En résumé :
Homme de 62 ans présentant un psoriasis généralisé, à poussées fréquentes, devenu presque permanent depuis une quinzaine d’années. Rhumatisme chronique progressif, ankylosant, généralisé, ayant débuté brusquement il y a 8 ans ; pas de manifestations localisées, au cours des deux premières poussées, aux membres inférieurs, genoux et tibio-arsiennes et à la colonne vertébrale lombaire. Au cours des crises ultérieures, coïncidant avec une recrudescence du psoriasis, toutes les articulations ont été envahies.
Actuellement le malade est confiné au lit depuis 4 ans. Ankylose complète des articulations des membres inférieurs avec déformations des pieds et des orteils ; aux membres supérieurs les lésions sont moins marquées, déformations des mains, en coup de vent, ankvlose des doigts, raideur articulaire des épaules. La colonne vertébrale est complètement ankylosée. Troubles trophiques importants.
La radiographie révèle une décalcification considé-
rable des extrémités osseuses ; vn trouve des pertes de substance au niveau des phalanges et des ankyloses osseuses.
L'examen chimique du sang ne révèle qu’une légère
augmentation des albumines totales.
EVOLUTION ULTERIEURE
Arrivée à cette phase l’évolution de la maladie se fait de manière lentement progressive, les douleurs sourdes ont tendance à disparaître complètement. Ces infirmes victimes d’une des plus effroyables affections conservent une longévité surprenante. On les place dans des asiles ou maisons de retraite, où malgré leur impotence absolue ils meurent vieux, le plus souvent de tuberculose, de pneumonie, de néphrite chronique ; ils peuvent cependant succomber par cachexie. C’est pour ces raisons que les études anatomopathologiques restent rares dans le rhumatisme psoriasique, ne pouvant être qu’exceptionnellement réalisées.