TUE
De nouvelles poussées d'intensité variable auront tendance à survenir. Elles réchaufferont les lésions antérieures en même temps que de nouvelles articulations se prennent à leur tour. Elles constitueront des déformations et ankyloses. La radiographie précisera alors l’importance de la décalcification et !e degré du pincement de linterligne articulaire. Nous rapportons l’observation d’un de nos malades où ces manifestations polyarticulaires évoluèrent sous le masque d’un rhumatisme subaigu.
Obs. 3. — Francois Ja. menuisier, âgé de 27 ans, atteint de psoriasis depuis six ans, de rhumatisme depuis deux ans, est hospitalisé dans le service Milian, à l'hôpital Saint-Louis, le 5 octobre 1933, pour une nouvelle crise des deux affections.
C'est en 1927 que le malade fut pris de psoriasis qui, du cuir chevelu, se généralisa à tous les téguments, en six mois, l’obligeant à se faire hospitaliser., Traité par des pommades au goudron, il fut blanchi en 5 mois ; la deuxième poussée de psoriasis survint i8 mois plus tard, elle fut généralisée et dura trois mois. La troisième poussée (hiver 1931-1932) fut d’emblée généralisée, nécessitant l’hospitalisation. Le malade, qui jusqu'alors avait été indemne de toute manifestation articulaire, fit deux mois plus tard une crise de rhumatisme polyarticulaire prédominant à droite, mais ayant frappé simultanément les chevil'es, les genoux, les doigts, les coudes et les épaules.
Toutes ces articulations étaient tuméfiées, chaudes, rouges, avec épanchement synovial au niveau des genoux — surtout marqué du côté droit. L’intensité des douleurs était telle que le malade, cloué dans son lit, ne put s’alimenter seul pendant plus de trois mois et que ses jambes devaient être maintenues par des oreillers pendant toute la crise qui dura six mois. Le salicylate demeura sans action sur les douleurs -qui n’é-