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EDS
OBsERVATION 4# (résumée).
Poncer et MaiLLAnD. Monographies cliniques, (Masson, Paris).
Tuberculose sous-cutanée. Arthrites multiples.
Homme, 34 ans, ancien pleurétique. Gonflement douloureux d’une épaule, d’un coude, des deux poignets, de la temporomaxil- . laire (localisation rare). Incfficacité du salicylate et de l’antipyrine. Balancement remarqué entre ces lésions et des œdèmes circonscrits et des nodosités sous-cutanées. Ces nodosités, au nombre de trois, de la dimension d’une amande, occupaient les avant-bras et adhéraient à la peau. Elles étaient indolentes et le malade avait lui-même constaté qu’elles apparaissaient et disparaissaient comme du reste les gonflements articulaires. Il semble qu’on avait affaire en l’espèce à une manifestation de l’intoxication bacillaire.
OBSERVATION D (résumée).
BouveyronN. Revue de chirurgie, sept, 1903.
Tuberculides et hypérostoses douloureuses. Ostéalgies. .
L... Marie, 24 ans. Eruption disséminée datant de 3 ans et ayant débuté par la fesse gauche. Guérison au bout de 6 mois, sans traitement. Nouvelle poussée il y a deux ans suivie de guérison. Troisième récidive il y a 6 mois. Ulcération des papules. Il y à deux mois douleurs ostéalgiques et gonflement de l’extrémité inférieure du cubitus. Submatité au poumon. Douleur dans les mouvements du poignet. L'examen bactérioscopique des papulotuberculides n’a pas décelé la présence du bacille de Koch. La malade à maigri.
Re
OBSERVATION 0 (résumée)
Haury. Essai sur les tuberculides. Th Paris, 1899,
Tubereulides miliatres. — Arthralgies.
C.…., Caroline, 20 ans, Antécédents héréditaires entachés de tuberculose, adénites et gommes tuberculeuses dans l'enfance. Douleurs rhumatismales dans les coudes, les épaules, cous-depied, genoux, avee tuméfaction nécessitant le repos au lit, Râclage des gommes. Cautérisation. Résultat négatif à la suite d’inoculation du produit de räclage au cobaye.
OBSERVATION 7 (résumée).
BEAUPREZ, Thèse Paris 1898, cité par Haury
Folliclis tuberculeux. — Hydarthroses passagères.
Femme. Adénopathies multiples. Ganglions augmentant de volume à chaque poussée de folliclis. Eruptions multiples de follielis d'aspect soit acnéique, soit télangiectasique. Fréquemment, lors de ces poussées, la malade présente des fluxions douloureuses aux articulations.
OBSERVATION 8 (résumée).
Darier Anral, de dermatol, et de syphil,, 1896.
Tuberculides disséminées à aspect d’'acné cachectique. — Gommes tuberculeuses. — Arthralgies, hydarthroses, arthrite déformante.
Femme, 48 ans. Adénites cervicales dans l'enfance. Lors de la dernière éruption, apparition de douleurs vagues aux geuoux et
9 ADS aux cous-de-pied. Tuméfaction des jointures. Déformation des orteils. L’éruption dépassa en intensité toutes celles qui avaient précédé. b
OgservarION 9 (résumée).
TaiBlerGE. Annal, de dermalol, et de syphil., 1898,
Folliculité miliaire chez un tuberculeux. — Rhumatisme chronique déformant.— Rhumatisme vertébral probable.
Avant l'éruption, qui rappelle le lichen scrofulosorum, il convient de signaler des attaques fréquentes de rhumatisme à allures | spéciales, à localisation multiple, ayant laissé des déformations des doigts et une voussure du dos qui offre l'aspect d’un mal de Poit.
OBSERVATION 10 (résumée).
PATEL, Gazette hebd, de méd, et de chirurg , 1900.
Hydarthrose polyarticulaire des doigts.— Tuberculose atténuée de la peau. — Tuberculides nodulaires.
L..., 38 ans. Mère morte de phtisie. Adénites cervicales dans l'enfance. Il y a quatre ans, synovite séreuse des radiaux. Lésions ulcéreuses aux doigts, que la malade compare à des engelures, qui guérissent en laissant de l’induration profonde avec nodosités saillantes. En même temps, gonflement des articulations phalangophalanginiennes. Hydarthrose. Douleur tolérable dans les mouvements. Extension complète des trois doigts médians impossible. Pas de ganglions cervicaux, épitrochléens, axillaires. Rien aux poumons. Etat général satisfaisant.
Par l'examen des vingi-cinq observations qui précèdent, on peut rer cette conclusion que :
10 Un seul enfant figure dans notre exposé, bien que nous en ayons examiné plusieurs.
res
20 Le rhumatisme tubereuleux est un peu plus fréquent
chez les lupiques que chez lesindividus porteurs de tubercu-
lides. Par contre, il semble que chez ces derniers, le pro-
nostic fonctionnel soit moins bénin que chez les premiers,
puisque l’ankylose est presque la règle (Obs. 2, 8, 9, 10), quand l’éruption dure longtemps.
30 Il existe chez un même malade une grande variabilité de formes, de siège, d'intensité dans les manifestations articulaires tuberculeuses, rhumatismales, car plusieurs arlicles peuvent être intéressés simullanément ou consécutivement et on observe depuis l’arthralgie jusqu’à l’ankylose complète.
40 Dans le plus grand nombre d'observations, les symptômes articulaires sont survenus chez des malades déjà porteurs de lésions manifestement tubereuleuses, mais dans trois cas (observations If, VIE 9), il semble que le lupus ou les tuberculides aient suffi pour intoxiquer suffisamment le sujet et déterminer chez lui une réaction du côté des synoviales.
59 L'existence de manifestations articulaires rhumatismales et de tuberculose de la peau, ne sont point incompatibles avec le maintien d’un bon état général (1). |
Quelle est la ‘fréquence de cette coexistence ? Leredde qui à étudié la question, surtout dans le cas de tuberculides, prétend que cette coexistence n’est point chose rare. Haury, dans une thèse inspirée par M, le professeur Hallopeau, précisant les idées de son devancier, dit que sur cinquante tuberculidiens, il en a trouvé quinze qui
(1) Lereppe, Communication au Congrès de Toulouse.
= AO présentaient des troubles du côté des articulations, mais Il ne dit pas quel rapport il convient d'établir entre ces deux symptômes. En 1903, Bouveyron, dans une communication à la société des sciences médicale de Lyon, suivie d'une publication in-Revue de chirurgie, annonce que sur trente malades éxaminés il a rencontré douze fois des symptômes articulaires susceptibles de rentrer dans le cadre de rhumatisme tuberculeux tel que le conçoit M. le professeur Poncet et nous même parmi ses élèves.
Maisilimporteici, de faire une distinction. M, Bouveyron a observé comme nous, à la clinique des maladies de la peau, dont il est le chef, mais à une époque où les rigueurs de la saison avaient amené aux portes de l’hôpital une foule de gens, pauvre hères pour la plupart, porteurs de lupus anciens ou de tuberculides et qui venaient, avec un billet d'admission, réclamer un abri pour passer leur hiver au chaud. Le nombre des places étant limité, il fallait faire un choix et, naturellement, on admettait de préférence ceux dont les lésions les plus avancées mettaient leurs porteurs dans les conditions les plus défavorables pour gagner leur vie, Rien d'étonnant, après cela, étant donné ce que nous avons dit plus haut, à savoir que le rhumatisme tuberculeux se rencontrait de préférence chez les lupiques anciens que sa statistique ait donné un pourcentage plus élevé que le nôtre. Du reste, au cours de son article, M. le chef de la clinique dermatologique a insisté sur ce point et, au cours d’une conversation que nous avons eue avec lui, 1l a parlé dans le même sens.
Les mêmes conditions favorables n’ont point entouré notre examen personnel et nous avons dû nous contenter,
pour établir notre statistique, des cas que le hasard metlait à notre portée Nous avons interrogé avec le plus grand soin quarante-ct-un malades (dont cinq enfants), dont vingt-neuf présentaient des lupus plus ou moins étendus et douze des tuberculides. Sur huit d’entre eux seulement, nous avons noté la coexistence de ces affections cutanées et des troubles articulaires qui nous intéressent, soit en généralisant une moyenne d'environ vingt pour cent.
Quant aux formes observées, il semble que de toutes, la plus fréquente soit la plus bénigne: l’arthralgie, et c’est également la Conclusion à laquelle aboutit M. Bouveyron: Chez une malade (Obs. lupus IN) nous croyons avoir trouvé cette hyperesthesie musculaire dont parle M. le pro: fesseur Weill, s’'accompagnant de l'hyperesthésie des tissus profonds, dont le siège de prédilection parait-être le tiers inférieur du fémur. Ailleurs il semble que ce soitune ostéalgie (Obs. 2, 5) ou mieux ce que Beau appelait une mélalgie et qu'il expliquait par l’action des produits émanés des bacilles vers les centres nerveux. Mais la forme arthralgique n’est pas la seule. Nous lavons trouvée, existant seule ou associée aux autres formes, chez seize malades, soit dans plus de la moitié des cas.
Une seconde classe comprend les arthrites rhumatismales tubereuleuses aiguës ou subaiguës caractérisées par une ou plusieurs arthriles aiguës ou subaiguës, frappant uu nombre plus ou moins grand de jointures. Elles peuvent s’accompagner ou non d’épanchement. Quelquefois le processus inflammatoire s'éteint et laisse dans l’article un reliquat, et nous avons alors la troisième forme. D'autres fois, il y a restitulio ad integrum comme nous
HAUTES l’observons dans les observations XI (lupus), #et 7 (tuberculides.…
La troisième et dernière forme constitue le rhumatisme tuberculeux chronique. Elle peut être consécutive à une attaque antécédente de rhumatisme articulaire aigu ou subaigu, tuberculeux, ou bien, être chronique d’emblée, comme nous l’avous vu dans les observations (lupus) X et (tuberculides) 2 et 9.MM.Bérard et Destot ont montré qu'il était possible, par la radiographie, de différencier ces formes, qu’elles soient précoces ou non, des formes analogues mais non semblables, qu’on rencontre au cours du rhumatisme articulaire aigu franc, type Bouillaud; on trouverait dans les têtes de phalanges, comme dans toute tuberculose osseuse au début, des îlots blanchâtres dus à une raréfaction irrégulière, souë l'influence de linfiltration bacillaire. Quelques formes revêtent laspect clinique de fausses coxalgies, de mal de Pott (obs. XV et 9), de spondylose rhyzomélique de Marie.
Donc, on le voit, les formes observées ne présentent rien de particulier, si ce n’est leur pathogénie. Mais nous pensons qu'il n’était pas sans intérêt de les rappeler, désirant appeler l'attention des observateurs sur ces formes rhumatismales, auxquelles ou ne reconnait pas aussi souvent qu'il convient une nature tuberculeuse.