‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 194 sur 349 · Voir notre livre An temps de Louis XIII, p · texte numérisé non relu

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roi s'en revint tout pleurant; il fut depuis onze heures et demie jusqu'à deux heures après midi sans pouvoir apaiser son deuil ni ses larmes ' ! » C'est qu'elle était si gentille cette petite Elisabeth, maintenant, « princesse d'Espagne » ; vive, prompte, agile, toujours en mouvement, puis, simple dévouée, complaisante, de bonne humeur, empressée, sympathique à tous2"! On l'appelait « Mignonnette », « princesse mignonnette. » Ses lettres révèlent une charmante nature. Elle est tendre et gaie, sans prétention : « Mamanga, écrivait-elle, jeune fille, à madame de Monglat, je vous prie de me mander quand je mettrai ma belle robe et quand on m'apportera ma simarre; ma sœur les appelle des ckimares. Griffon (un chien) se recommande à vous, et, princesse et mignonnette, je me recommande de tout mon cœur à vos bonnes grâces et à mamie Vitry et à m a mie Saint- Georges » (les filles de Madame de Monglat) 3. Elle signe les lettres qu'elle écrit de Madrid à la gouvernante : « votre bonne amie : » elle lui dit : « Je vous assure, Mamanga, que vous n'aurez jamais une plus affectionnée amie que moi4. » Quoique princesse des Asturies et, à partir de 1621, reine de toutes les Espagnes, elle ne veut pas que rien soit modifié dans ses rapports avec le petit

1. Journal d'Héroard, éd. Soulié et Barthélémy, t. II, p. 183.

2. Lettre du P. Gotton au duc Maximilien de Bavière, Bibl. nat., Moreau 1278, lui. 141 v°; lettre de Malherbe h Peiresc du 28 mars 1015, dans Œuvres de Malherbe, éd. Lalanne, t. III, p. 493. Il existe à la Pinacothèque de Munich un joli portrait d'Elisabeth par Kubens.

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