‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 240 sur 349 · Du camp devant Glérac (Ibid., 775, fol. 14 r · texte numérisé non relu

Du camp devant Glérac (Ibid., 775, fol. 14 r

affection... Je vous proteste que je demeurerai toujours tout semblable à celui qui vous a juré de demeurer éternellement votre serviteur très affectionné1. » L'entourage était dupe, comme M. de Luynes. Modène écrira à Richelieu après la disparition du favori : « Je ne doute point que la mort de M. le connétable ne vous ait touché le cœur, vu l'alliance et l'amitié que vous aviez contractées, parce que je sais véritablement que vous en eussiez reçu des témoignages en peu de temps qui ne vous eussent plus laissé douter de son affection2. » Il se trompait, comme Luynes se trompait.

Il n'est que de relire le passage des Mémoires de Richelieu où celui-ci fait le portrait de M. de Luynes, réquisitoire d'une sévérité inexorable, plein de passion contenue et de mépris, pour juger quels étaient les sentiments réels du cardinal1' : et il parlait à Luynes, en août 1621, « de son jugement incomparable qui lui faisoit fort bien prendre les choses comme il falloit M » Richelieu a l'air de dire dans ses Mémoires qu'offusqué des avances de Luynes, il chercha aies décliner5. Ses lettres, écrites au moment même, no témoignent de sa part que de protestations de service et de sollicitations d'amitiés. Les amis de Richelieu, mieux au courant et plus droits, cherchaient au moins à s'en tirer par des

1. Au camp devant Montauban, C novembre 1021 (Arch. du château de Dampierre).

2. Lettre de Modène à Riebelieudu 17 janvier 1622 (Arch. des Affaires étrangères, France 775, fol. 244 r°).

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