‹ Le rio Louis XIII à vingt ansChapitre 298 sur 349 · Dans Zeller, op. cit., p · texte numérisé non relu

Dans Zeller, op. cit., p

4. Dépêche de Pesaro du 1er mai 1624, Bibl. nat., ras. ital. 1782, p. 181.

verser. Le cardinal a laissé une page curieuse dans ses Mémoires, où il explique comment, au cours des délibérations du gouvernement, le médiocre et vacillant ministre se ruinait lui-même par les hésitations contradictoires de son esprit incertain; il dit qu'il allait « comme un ivrogne. » Il l'aida à tomber1. Usant du procédé qui lui avait déjà si bien servi et qu'il utilisera dans son ministère, Richelieu fit attaquer la Yieuville par la presse. Des libelles parurent; ils étaient l'œuvre ou de parents du cardinal, ou de folliculaires à ses gages, comme Fancan2. Malmené, la Vieuville ne se faisait pas d'illusion sur l'origine de cette campagne. Ses imprudences, ses inconséquences, la façon légère dont il traitait les affaires à l'insu du roi, ou en changeant ce qui avait été décidé en conseil, allaient le perdre encore plus sûrement. On sait comment Louis X11I indigné de ses manières, le chassa en déclarant qu'il entendait être le maître, ne pas tolérer que ses ministres agissent en dehors de lui et sans lui, ni supporter qu'on le mit en tutelle.3

Le jour même où le roi annonçait à son conseil qu'il avait fait arrêter la Vieuville parce que ce ministre avait

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