Bibl. de l'Arsenal, ms. 5181, fol, 26 r°; août
4. Véritable relation de ce qui s'est passé de jour en jour au voyage du roi, 1620, Paris, 1620, in-12, p. 11.
5. « Il ne faut point alléguer au roi l'intérêt particulier quand il y va du bien public » (Récit véritable de ce qui s'est fait et passé à la ville de Metz, Paris, 1619, in-12, p. 10).
fondra pas l'État avec lui-même; il les distinguera, se considérant comme l'administrateur du royaume : « Il a plu à la bonté divine, dira-t-il, de nous appeler au régime et gouvernement de cette monarchie françoise '. » Adjurant sa mère de cesser ses révoltes armées, il la priera « au nom de Dieu et de toute la France », comme s'il y avait autre chose dans le royaume qu'un roi absolu et des sujets destinés à lui obéir-. Il veut ensuite la paix, l'union, l'ordre. Il insiste sur ces quelques principes qui sont le fond de sa pensée gouvernementale. Et les ministres admirent cette sagesse du jeune roi. «Monsieur le chancelier a dit souvent à ses plus familiers amis que jamais il ne lui a vu dire dans le conseil une parole qui ne fut digne d'un grand prince. » 3 « Il me souvient, écrit un contemporain, que M. le garde des sceaux étant revenu du conseil avec un extrême contentement de quelque belle action que Sa Majesté venait de faire en plein conseil, dit par deux fois en parlant du roi : véritablement ce prince a je ne sais quoi de divin! j'allai voir M. le président Jeannin, qui m'en dit autant '*. » Mais mieux encore que dans son conseil, là où nous pouvons saisir Louis XIII exerçant ses fonctions de roi, c'est dans ses conversations avec les ambassadeurs étran-
1. Dans sa déclaration de la paix devant Montpellier en 1022 (citée par C. Malingre, Deuxième tome de la rébellion excitée en France par les rebelles de la religion prétendue réformée, Paris, 1623, in-8°, t. II, p. 530).
2. Cité par le même Malingre dans son Histoire du règne de Louis XIII, Paris, 1640, in-12, p. 281. L'auteur contemporain de la France mourante (in-12, p. 2) dit : « l'amour de la patrie me tenaille, cette pauvre France pour laquelle tu sais combien nous avons travaillé! » Il écrit (p. 5.) « Nous sommes bons patriotes ».