Cf. Schiaparelli, Libro dci ftincrali, II, p. 195 sqq
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
de la force retrouvée par le dieu ou le mort osirien, est celle-ci : « parais comme celui qui réalise la voix » (p| mâ khroou) ; je renvoie après le chapitre de la présentation de Mâït le commentaire de l’épithète mâ khroou.
F'. — Le roi-prêtre donne au dieu l’offrande Mâït
(Chap. XLii)
La première entrée au sanctuaire est close par l’otïrande au dieu de l’œil d’Horus où se cache l’âme; à la fin de la seconde entrée, on apporte au dieu un symbole de l’offrande, la déesse iSIâït. L’œil d’Horus, étant le créateur des off randes, se confond, comme il apparaîtra plus loin, avec la déesse Mâït, si bien que la symétrie est parfaite dans les conclusions des deux entrées au sanctuaire. Notons que la venue de Mâït avait déjà été annoncée incidemment quand le roi se prosterne devant le dieu (chap. xv, p. 62) et au moment de l’apport de l’âme (chap. xxii); mais la présentation véritable de l’offrande symbolique se faisait ici en même temps que la présentation du repas brûlé sur l’autel.
Ce chapitre important n’apparaît pas aux rituels d’ Abydos ni à celui de Moût. Les rituels funéraires donnent, au contraire, au moment oi’i Thot apporte l’offrande au défunt, un hymne à « Râ, maître de Mâït », qui est l’équivalent de notre texte.