‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 112 sur 214 · Tvdtenhtich, cliap. xvii · texte numérisé non relu

Tvdtenhtich, cliap. xvii

2. Lepsius, Dcnkm., II, pl. 22 c. A rapprocher des textes gravés sur la base des obélisques d’Hâtshopsitou, qui décrivent l’éclat dont brillent les pyramidions des obélisques, lorsque le disque solaire se lève entre eux deux (Lepsius, Dcnhm., III, 24 s, 1. 7).

3. Textes cités par Pierret, Etudes cc/iiptologE/ucs, II, p. 97 : Q

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aux morts ; A ^ T <=:=

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Mâït) », « j’ai fait monter sur vous les Mâït (ou les rayons) ». — Sur le

(( ravons du soleil », voir Grébaut, Ilumnes à Aiuon-Rd,

sens do .

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

On ne peut contester à Mâït ce caractère de déesse de la lumière, que l’étymologie du nom révèle déjà. Au chap. xlii, Mâït est qualifiée « fille du soleil' » (pl. XXI, 5), titre qu’elle

partage avec Sliou ' (

), le dieu qui est, en quelque

sorte, le doublet idéographique de Mâït. Un texte religieux

nous affirme d’ailleurs

noms

de SlioiU. D’après notre papyrus, la déesse éclaire l’univers avec Râ (pl. XXIV, 1-2); elle s’unit au disque solaire (pl. XXII, 8), elle épand ses rayons (pl. XXIII, 2), elle siège dans la barque solaire (pl. XXII, 4-5), elle possède tout l’orbe du soleil fpl. XXII, 7-8). Enfin les deux plumes de la couronne solaire, et cette couronne même, ne sont autre chose que Mâït (pl. XXII, 1; XXIII, 1; XXI, 5); nous avons vu précédemment (chap. ix, p. 42 et 47, n. 3), que plumes et couronnes sont aussi les yeux d’Horus; donc, la double Mâït est un synony-me des deux yeux Horus'.

Or, les yeux d’Horus ont créé les hommes et les choses b quand les yeux de la face céleste ont vu l’univers, celui-ci a existé (chap. xxxvii, p. 129); les rayons du soleil, tels qu’un flot de larmes, ont inondé l’univers les sécrétions des yeux

1. Sur Mâït, fille du soleil, voir Ph. Virey, Le tombeau de Rekhmard, p. 13, pl. XL; p. 149, pl. XXXVI, et ci-dessus, p. 126. Cf. Todtenbuch, cxu a, 4, et Lanzoïie, Di^ionario, p. 276-278. pl. CVllI-CIX. Sur une des figures, on voit Mâït s’élever des roseaux, telle qu’IIorus naissant dans les marais.

2. Sur le rôle solaire de Shou, voir les textes cités par Grébaut, Hymnes à Amon-Rà, p. 179 et 265-266.

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