‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 114 sur 214 · Grébaut, Hi/mnes à Amon-Râ, p · texte numérisé non relu

Grébaut, Hi/mnes à Amon-Râ, p

3. Grébaut, Hymnes, p. 11. Cf. Proceedinys S. B. A., XII, p. 348.

4. Les morts osiriens sont certainement compris dans les dieux que crée la bouche divine; ef. Pèpi II, 1. 1325 : « c’est ta figure (statue, mo-

mie) qui sort de la bouche de Râ »,

; 1. 850 : « ta figure sort de la bouche d’Anubis »,

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Pendant l’impression de cette étude, a paru

une nouvelle monographie sur la doctrine du verbe créateur à l'époque grecque, dans ses rapports avec les théories mythologiques égyptiennes (R. Reitzenstein, Reliyionsyeschichtliche Frayen, Strasbourg, 1901). Dans le chapitre Schôpfunysmythen Loyoslehve, l’auteur emprunte à Brugsch des rapprochements intéressants, mais croit à tort (p. 73) que la tliéorie du verbe créateur est due en Égypte à l'influence grecque. — Les textes cités ici démontrent que l’idée de la force créatrice du verbe existe déjà nettement dès les textes des pyramides.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

,111 particulier les offrandes divines et

funéraires. AI. Alaspero a excellemment démontré qu’un des noms les plus usuels pour les offrandes ( | ^ J^hrôou) | doit se traduire littéralement « sortie, manifestation de la ; voix » ; « la voix qui sort, dit-il, est, en pareil cas, le repas t| même’ ». Mais il est utile d’insister sur cette idée et de ! montrer comment, dans le culte égyptien aussi, le verbe se fait chair. Un texte d’un tombeau d’El-Kab nous ex- I

plique, à propos de la formule du repas funéraire 1 ^A, que « ce qui sort à la voix, au dire des ancêtres, c’est pareil à ce qui sort de la bouche du dieu »

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j)h De même, trouve- t-on aux

textes des pyramides, à propos du défunt : « Son pain à lui, (c’est) ce qu’a dit Seb, ce qui sort de la bouche des neuf

Quand on s’adresse aux dieux, on ne définit pas autrement leurs offrandes : « Amenez en paix, leur dit le roi, sortez vers la parole de Râ, posez-vous sur mon ptr khrôou »

1. Erman renvoie, à propos de ce texte déjà cité page précédente, n. 1, à un hymne à Thot publié par M. de Tourajeff (Zeitschrift, XXXIII, p. 123), où Thot, « le dieu qui donne les paroles et les écrits, fait prospérer les maisons et temples, et fait connaître aux dieux (leur donne)

tout ce dont ils ont besoin »

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2. Voir surtout La table d'offrandes des tombeaux cqiipticns, p. 30-31.

3. Tylor, The toinb of Paheri (pi. IX, 1. 41); cf. Lepsius, Denkm., III, 13 a, et Brugsch, Thésaurus, p. 1536.

4. Pyr. d’Ounas, 1. 234; cf. Pépi T’, 1.601 : « la terre a ouvert la bouche à ce Pépi, et Seb lui a parlé, et ce Pépi est grand comme un roi régnant, comme Râ ». Ailleurs (Pépi II, 1. 849), Osiris « écoute ce que dit Seb quand celui-ci consacre Osiris en dieu à qui font offrande les

veilleurs de Pou » (

etc.)

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

L’œil d’Horus, qui crée

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les offrandes, est une parole que les dieux et les morts entendent et qu’ils s’assimilent’.

La voix des dieux, qui crée l’univers et tout ce qui existe, y compris les offrandes, est parfois définie d’une façon plus vivante : dans certains cas, on voit clairement

qu’elle n’est rien moins que la « voix du ciel» (| (g ^ g^poTT juL ne, tonitru, var. ; ‘jjyy' gpo-s'Éia)'',

c’est-à-dire la foudre elle-même. Les textes des pyramides affirment que lorsque « le ciel parle, la terre tremble, Seb s’agite, les deux régions divines rugissent », alors « la cérémonie du labourage s’accomplit (fondation de la tombe ou du temple), l’offrande est consacrée sur les deux mains du défunt ‘ », puis le défunt se manifeste au ciel, va au a champ

1. Edfou, I, p. 42, au moment de la libation et de la fumigation. Je donnerai plus loin ce texte en son entier.

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