Après
AAAAAA Ci
le texte d’Abydos continue ainsi :
ANNALES nu MUSÉE GUIMET
(Cf. Rituels d’Abydos, 19® tableau, l""® partie).
Paroles à dire : « Ah ! Amon-Râ, seigneur de Karnak, tu as pris cette (bandelette) brillante (qui est) tienne, tu as pris cette belle (bandelette qui est) tienne, tu as pris ce tien vêtement, tu as pris cette tienne bandelette, tu as pris cet œil d’Horus blanc, sorti de Nekhabit, pour que tu te lèves avec lui, que tu sois achevé {monkhou) par lui en ce sien nom de monh'Jdt, pour qu’elle rassemble [dmù) ta face en ce sien nom de àd/nù, pour qu’elle agrandisse {ââ} ta face en ce sien nom de aâït, pour qu’elle modèle {qemû) ta face en ce sien nom de qemâït. Je t’ai muni (teboii) de l’œil d’Horus avec l’équipement (tebou) de Rannout, ô Amon- Râ, seigneur de Karnak. Je te lance l’œil d’Horus blanc de la maison de l’eau qui se renouvelle, pour que les dieux te rendent fort, les dieux le rendent fort (l’œil), de même qu’ils se sont fortifiés avec l’œil d’Horus. »
D’après le 19® ta])leau d’Abydos, la récitation de cette formule accompagnait la présentation de deux pièces d’étoffe blanche, d’une coupe allongée en forme de bandelettes. Le texte semble indicpier que ces bandelettes étaient surtout réservées à l’emmaillotement de la tète.
La formule elle-même est composée sur le modèle ordinaire du dévelopblanches. (.lE'/'/os. i.p.54.i9'ta- pemeiît pai’ al literatiou : chacune des
bleau.)
propriétés de la bandelette, son état d’achèvement, sa grandeur, son aptitude à mouler, à mo-
ni
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AA/WV\
RITUEL DU CULTE DIVIN EN EGYPTE
deler les formes, à les rassembler, devient en quelque sorte une qualité abstraite, qui donne son nom à l’objet et qui se communique au dieu qui en reçoit l’offrande. La traduction ne peut donner qu’une idée bien imparfaite de ces allitérations et de ces jeux de mots et d’idées, auxipiels se complaisaient les Égyptiens.
Au nombre des cincj textes funéraires que AI. Schiaparelli’ a comparés avec le texte divin d’Abydos, il en est un de particulièrement intéressant, parce (pi’il a été retrouvé sur les propres bandelettes de la momie d’une certaine Nestafnouït, qui vivait à l’époque ptolémaïque. La même formule y était écrite que celle qu’on récitait en habillant les statues des dieux', identifiées, comme on le voit, à des momies osiriennes.