‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 145 sur 214 · Schiaparelli, var. : un des textes donne · texte numérisé non relu

Schiaparelli, var. : un des textes donne

« tu réalises la voix auprès des assesseurs [d’Osiris] ».

2. Cette phrase n'existe qu’au texte de Berlin. Le rituel de Moût passe aussi la ligne 6, depuis ourritou, jusqu'à khonti de la ligne 7.

3. Avitou n est en rubrique au rituel de Moût, puis le texte est celui

du rituel d’Amon jusqu’à H

du chap. LV, qui suit immédiatement.

après ces mots vient le

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

(Huile) Khnoum.

(Huile) Toua.

Essence de cèdre.

Essence de Libye.

(Fard) Abiro.

(Huile) Baq’.

seigneur Je te lance l’œil d’Horus qui s’est uni {khnoum) au fard Mezet.

de Je te lance l’œil d’Horus, qu’il a apporté et dont il a salué {toua) les dieux.

Karnak ; Je te lance l’œil d’Horus que tu as pris par-devant {hâït) toi.

Je te lance l’œil d’Horus que tu as pris par-devant {hâït) toi.

Amon- Je te lance l’œil d’Horus : il ne Râ, t’émeut pas, mais Sit s’en seigneur émeut (?).

de

Karnak . Je te lance l’œil d’Horus ; tu l’as pris {lut. compté), oins-toi {baq).

» Ah ! Amon-Râ, seigneur de Karnak, je t’emplis (la face) de l’œil d’Horus, ce fard Mezet sorti de l’œil d’Horus en ce sien nom de Mezet, pour que tu le mettes à ton front, l’œil d’Horus (qui est) Sokhit, il brûle pour toi les dieux qui sont à la suite de Sit. Seb t’a donné son héritage, tu réalises la voix vis-à-vis de tes adversaires; certes, tu as pris la couronne en tête des dieux qui sont sur terre (cf. p. 153); Ap-ouaïtou (Anubis), il t’ouvre les chemins vis-àvis de tes adversaires. L’œil d’Horus t’est donné pour que tu te poses sur lui, pour que tu le mettes au dedans de toi, pour que tu le mettes avec ce qui est en toi. L’œil d’Horus est devant toi, Amon-Rà, seigneur de Karnak, (dire) par quatre fois. — Cela est fait le jour des fêtes du 6® jour, de la fête du 15® jour, en plus de ceci (le chapitre suivant). »

M. Maspero a étudié avec détail chacun des fards ou huiles énumérés ici, soit au point de vue de leur composition, soit

1. Huile de Beu {nioringa), d’a,ptès Loret, Flore..., 2“ éd., p. 86.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

à celui de leur usage clans son mémoire sur La table d’offrandes (p. 20-23); au temple d’Edfou, une inscription nous a conservé la recette pour fabricjuer les neuf huiles’.

L’identité de cette formule avec celle que donnent les rituels funéraires nous dispense d’insister sur son caractère

vigueur et la durée; car, à proprement parler, ils n’étaient que des sécrétions du dieu Râ, et, au dire du Rituel de l’embaumement, « les fluides magiques de Râ pénétraient les chairs- » de C(ui en faisait usage. L’onction de l’huile sainte était nécessaire aussi pour sacrer le dieu ou le mort que l’on avait revêtu, aux chapitres précédents, des vêtements et des insignes royaux et divins : de là les phrases de notre chapitre relatives à a l’héritage de Seb » et à « la couronne^ » qui reviennent de droit à celui dont la statue a été ointe. Il faut rapprocher de ces phrases un passage du rituel d’Abydos, qui donne une version dif-

férente de la même idée

'krii;,»

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