Griffith, Siut, pl. VI
6. Maspero, Comptes rendus de l’Acad. des Inscr., 1900, p. 119 sqq.
7. Le naos de Deir el Bahari était décoré à l’extérieur de signes
sculptés sur plusieurs rangées comme phylactères; à Tinté-
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
effet de mettre en fuite les mauvais esprits, et en particulier rennemi des dieux osiriens, Sit-Typlion' : le papyrus de Berlin exprime cette idée en disant que « la force de Sit
se cache à la vue de la flamme » et qu’IIorus peut « amener son adversaire devant lui », grâce à son œil qui « anéantit les adversaires d’Amon ». Un texte d’Edfou, cité par M. Leféburc, donne un commentaire précis de ces lignes du rituel : Quand Ptolémée XI vint consacrer le temple, il assura la garde magique (^i sa) du sanctuaire et do ses dieux de la façon suivante ;
Conséerntion par le feu du naos à Soleb. (Lepsius, Denhm., III, 81 a.)
nÉii-
(( J’ai fait (dit-il en s’adressant à
llorus) la garde magi(iue de ta maison, de ton siège et de ta place; je t’ai allumé le feu pour faire la garde magique de ton temple’ ». Le feu est en effet un dieu : il est l’œil d’IIorus; il est au.ssi l’uræus de flamme ( y ‘ ) dresse au-devant du front d’IIorus, c’est-à-dire du roi-prêtre.
Ce rite d’allumer du feu au début des cérémonies pour mettre en fuite Sit-Typhon* a son origine dans le culte
l'ienr (face au dieu), il reste des scènes de puriOcation par l’eau et l’encens allnmé, d’adoration et de présentation d’offrandes (Éd. Xaville, Deir cl linhari. II, pl. XXYII-XXIX).
1. M. von Leinin voit, à juste titre, dans le tilie du chapitre Schh- Seto, un jeu de mots avec Sekh-Sil, «battre Sit».
2. Lepsius, Dctikin., IV, pl. 40 o; Lefébure, loc. cil., p. 4d. — Sur re.\i)rossion sa et sot pou sa, voir mon étude Du caractère rclif/ieiix de la ronaulè pharaonique, chap. ii.
.‘b Pyr. A’Ounas, 1. .33.5.
4. De même, chez les Hindous, « tueur de démons » est une des épithèlcsd’.l ///((. Dans toutes les myt liolngies, la llamme solaire j)ersonni(iée tue les monstres et les dicu.x du mal (Hubert-Mauss, Du sai ripce, p. .57).
RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE
osirien. Le mauvais esprit que le feu écarte ou fait prisonnier est le meurtrier d’Osiris, Sit, qui est devenu, par suite de ridentification du soleil Râ à Osiris, reuuemi et le meurtrier de tous les dieux égyptiens. C’est au moment des funérailles d’Osiris que, pour la première fois, on avait en recours au feu pour écarter ou pour capturer Sit. Sur une stèle datée de Ramsès IV, on lit ces paroles adressées à Osiris :
n fv i O ((f n A I /vwvv\ ^ PQ g g ■
Tii
fl
^ (( Ah! Osiris, j’ai allumé pour toi le feu le jour
d’emmailloter ta momie, j’ai éloigné Sit de toi quand il allait violenter ta chair’ ». Il fallut, au moment de mettre la momie d’Osiris au tombeau, renouveler la précaution qu’Horus avait prise pendant l’emmaillotement. D’après un papyrus du Louvre, intitulé : « Livre des rites pour Osiris », au moment de mettre Osiris au tombeau, à Mendès, « Isis et Nephtltys ont dardé la flamme sur la porte de la grande
demeure et pris au filet Sit »
ni
d’ajouter aux textes cités par M. Lefébure un autre passage du « Livre des rites pour Osiris », où l’on met en scène la déesse Ririt : « La flamme (portée) par les deux bras de Ririt darde sur toi (Osiris) ; elle fait ta garde magique chaque
If— AAAAAA ^ -ÿl PV
AAWSA tZi
-flW ■