‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 58 sur 214 · O AAA/W\ O A · texte numérisé non relu

O AAA/W\ O A

I ^ O Chapitre de défaire le fard mezet) qui y est tout entier contenu.

Le texte, à part quelques variantes sans importance, se retrouve (moins la clausule) au rituel funéraire de la. pyramide de Pépi II (1. 696-698); enfin, les parties essentielles, notamment les phrases du chap. xx relatives au démembrement, figurent aussi aux textes publiés par Schiaparelli (Libro dei funerali, H, p. 66-64) au moment de l’onction des huiles canoniques. 11 y a doue concordance suivie entre les rituels divins et les textes funéraires au même moment du service sacré, et même allusion aux rites archaïques pour la conservation du corps des hommes et des dieux.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Cf. Rituel de Moût, VI, 3-8, fragments).

Paroles à dire : « Les résines ' viennent, le parfum divin vient, leur parfum vient vers toi, Amon-Rà, seigneur de Karnak, le parfum de l’œil d’Horus (est) pour toi, le parfum de Nekhabit pour toi, sorti de Nekhab; il te lave, il te pare, il prend sa place sur tes deux bras. Salut à toi, résine; salut à toi, bitume qui résides dans la chair de l’œil d’Horus le grand. Le Pharaon t’a fait voler {ped) en ce tien nom de Ped; le Pharaon a encensé (sontirou) avec toi en ce tien nom de Sontirou. O Amon-Rà, seigneur de Karnak, je te lance l’œil d’Horus. Le parfum vient vers toi, le parfum de l’œil d’Horus (est) pour toi. »

La présentation des résines est une des prescriptions les plus fréquentes des rituels égyptiens. La formule ci-dessus reparaît aux chap. xlviii, lxi, lxii de notre papyrus, avec des développements et suppressions de détail qui se retrouvent à des chapitres correspondants des rituels d’Abydos et des rituels du culte funéraire. La comparaison de ces textes entre eux sera mieux à sa place plus loin; notons cependant que le début de la formule jusqu’à « Salut à toi » se retrouve littéralement dans le texte de la purification par les résines, qui précède, dans le Livre des juné-

1. Les noms des dillérentes substances dont on se servait dans le culte divin ou funéraire pour les fumigations et encensements, ont été étudiés par Loret, Études de droguerie êggptienne {Recueil, t. XVI,

p. 147-161). La substance noutir sontirou

^ qu'on appelle

généralement « encens », serait la résine du pin d’Alep (p. 147); Vdnti 'WWW O serait notre encens (p. 147-148; voir notre chap. lxvi); le

inenout ourou /www mentionné ici, serait le bitume de Judée

Page 1