Voir, sur ces e.xpressions, p. .34, n
3. Lefébure, Le mi/thc osiricn, p. 64 sqq,; la plupart des textes utilisés ici sont cités dans le chapitre très important sur « le démembrement d’IIorus ».
4. Le 6“ tableau d'Abydos n’a pas son équivalent direct au rituel d’Amou, mais se rapporte au chap. xxii. Le tableau nous montre le prêtre présentant l’encensoir et essuyant les pieds du dieu avec une bandelette; mais le titre ne mentionne que l’idée générale d’ « approvisionner le sanctuaire» par l’apport de l’œil d’Horus (
^s). Voici n
le texte de la chambre d’Osiris :
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
d’Iiorus recheroliait l’autre et était envoyé en mission
l'œil et l’arrachait à Sit
ou bien le dieu solaire Shou retrouvait -<2>- ^
1^)’; parfois des déesses léontocéphales du Douait
T zr A □ n
« comptent » ( (I t ) l’œil d’Horus et le rendent au dieu chaque jourh Mais celui qui, entre tous, a le privilège de trouver l’œil d’IIorus, de le ramener, de le rendre à son maître, c’est Thot, qui préside au cours des astres et connaît le mieux leurs disparitions et leurs retours périodiques. Aussi les tableaux des Livres des Morts ou des temples nous montrentils fréquemment le dieu à tête d’ibis apportant ( ]\ ) l’œil
r\ Q AAAWA
d’IIorus, ou le « comptant » f (1 ) ‘ au défunt ou au dieu ;
ce rôle est si caractéristique que Thot est appelé parfois le (( cœur de Râ » ( ^ ^ c’est-à-dire celui qui
prend possession de l’ânie du dieu. On connaît aussi cette figure de Thot cynocéphale apportant Vou:^a.
De là les allusions à Thot à propos de l’apport de l’œil d’Horus. Quand le prêtre rompt le sceau des portes du naos.
I O ^ j <( Moi, Ilor-us. je suis venu pour clierelier mon œil îvar. ; mes
lieux yeux), je n’ai pas permis cju’il s’éloigne de toi, Osiris-Khont-amentiou; me voici le portant (//(t. : sous lui) en paix; il anéantit toutes tes iniquités, lui que tu as créé, Osiris Ounnofir, dans le temple de Séti. » Au cliap. XXII, on dit «le même du dieu, mis en face de l’œil : «c’est Toum pour ce qu’il a créé ». Tout dieu est en effet Osiris-Râ, c’est-à-dire
le créateur de l’œil qu’on apporte ici.
1. Lelébure, p. 87 (Lepsius, Æl/estr Texte, II, 23, xxxi, 32).
2. Lefébure, ]i. .ôl (Brugseb, Calendrier (‘(ji/ptien, X, 1).
3. Lefébure, p. 65 (10'' lieure du Licre de ce <iu’il u a dans l'Ifadcs).
4. Lefébure, p. 8.'> (Mariette, Alnidos, 1, pl- 37; Dendèra/i, I, pl. 28).