‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 65 sur 214 · Lefébure, p. 110 (Mariette, Dcndèrah · texte numérisé non relu

Lefébure, p. 110 (Mariette, Dcndèrah

RITUEL DU CULTE DIVIN EN EGYPTE

il déclare qu’il est non pas Horus, mais Thot'. A Aliydos, le 22® tableau, « Chapitre de faire glisser le verrou » (qui correspond pour le début à notre chap. ix), contient une formule finale, qui trouve son explication ici : « Je suis ce grand Ibis d’Héliopolis; quand je me suis réuni à ce qui était dans le bassin du Douait (l’œil d’Horus tombé au fleuve de l’autre monde, cf. p. 35, 40, 77), j’ai compté ce qui était dans le bassin du Douait, (je l’ai) donné (à son maître?). (J’adore) les dieux et les déesses qui sont dans le temple de Séti, stables et établis à jamais h « — Le 20® tableau des rituels d’Abydos, qui n’a pas son équivalent au papyrus de Berlin, n'est pas moins explicite : « Thot est venu après qu’il a délivré l’œil d’Horus des mains de ses adversaires. » Enfin, le xvii® chapitre de notre papyrus (équivalent au 25° tableau d’Abydos) contenait, lors des prosternements à faire devant le dieu, une indication analogue : « Je suis le Bélier parfait qui réside dans Héracléopolis, celui qui donne les doubles (lésâmes), qui détruit les pêchés ; je lui ai servi de guide (au dieu Amon) sur le chemin d’éternité » (cf. p. 6G). — Le rôle de Thot est clair maintenant : la formule du chap. xxii résume cette recherche de l’œil, sa restitution à Horus qui peut, grâce à Thot, rendre l’âme (ou les doubles) au dieu qui reçoit le culte.

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