Lefébure, p. 110 (Mariette, Dendérali, II
2. Voici le texte de la fin du 25* et du 22' tableau d’Abydos : a Moi,
je suis un prophète ; c’est le roi qui m’a envoyé pour voir le dieu (cf.
le bassin du Douait» est établi par des textes des pyramides; on dit d’Ounas que « Horus délivre (délie) son double du bassin du Douait » (Onnns, 1. 181 j; le double, contenu dans l’œil, tombait avec lui au fleuve, au Nil céleste qui coule aussi dans l’Hadès.
(textes d’Amon et d’Isis). Le sens pour « ce qui est dans
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
Il va de soi que tous ces rites existaient aussi bien pour les morts que pour les dieux honorés du culte osirien, plusieurs des textes déjà cités précédemment en font foi. Dès les plus anciens rituels funéraires, Thot apparaît comme le compagnon d’IIorus dans sa recherche de l’œil sacré où repose l’ame du mort osirien; ainsi Thot « met en déroute les suivants de Sit et les amène prisonniers' » au mort puis il parcourt, sous forme d’ibis, les rives du bassin où est tombé l’œil d’Horus, et sous son aile l’œil trouve refuge et peut passer, à l’abri, sur la rive orientale où le soleil renaît et revit chaque matin’. Si l’on dit que « Thot a fait don au défunt de sa vie », c’est que « Thot lui a donné l’œil d’IIorus^ ». Nous verrons plus loin qu’à la fin de la deuxième entrée au .sanctuaire, Thot apjDorte au mort comme au dieu l'olfrande \Iâït en (jui s’incarne aussi l’œ'il dTIorusb En toutes ces circonstances, Thot était considéré comme jouant dans le rituel funéraire et divin le premier rôle après Horus, et un rôle presque égal à celui de ce dieu ; aussi, alors qu’Horus est appelé le « fils chéri » sa miref) du défunt ou
du dieu. Thot prend le nom de « fils aîné » samsoa"), surnom de sens équivalent à celui d’Horus, car le fils aîné était précisément le prêtre principal du culte funéraire.
2" L’âme qu’Horus et Thot rapportent au dieu, ils la lui rendent en emlirassant sa statue (voir aussi chap. xxiii). D’après une variante d’ Abydos (cf . p. 93, n. 4), l’embrassement du roi et du dieu est réciprocpie : « Je t’ai amené, dit l’olliciant au dieu, le roi Séti, ton image vivante, pour que tu l’em-
1. Tèü, 1. 171 ; Pcpi /", 1. 118; Mirinri, 1. 150; Pèpi IL 1. 106.
2. Pyr. (le Têtu 1. 186-190; Prpi /", 1. 675; Pcpi II, 1. 1283.
3. Pyr. (le Pcpi /", 1. 107; cf. Todtenbuch, cliap. cxliv, 1. 8.