‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 67 sur 214 · Voir chap. xi.ii · texte numérisé non relu

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5. Au papyrus bilingue Rhiiid, publi(i par Brugscli, le nom Thot du (lémoti(]ue est rendu en hiérati(jue par le titre Sainsoii ( Brugscli, IVorL, p. 1233), (pli caractérise jdeineinent son rôle dans le culte osirien.

RITUEL DU CULTE DIVIN EN EGYPTE

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bleaux qui illustrent les textes d’Abydos ne nous montrent pas cet embrassement; il n’était peut-être pas effectif dans le cérémonial abrégé du rituel quotidien, mais les statues divines, aux membres articulés, pouvaient se prêter à une étreinte, et souvent dans les temples l’embrassement est figuré, tel qu’il se pratiquait aux jours de fête (cf. pl. II)'.

La signification de ce rite nous sera encore donnée par les formules plus détaillées du culte funéraire. On y voit qu’aux temps des funérailles d’Osiris, la vie et l’âme ne furent définitivement rendues à ce dieu qu’après la rencontre et l’embrassement réciproque de Râ et d’Osiris. D’aj^rès le cliap. xvii du Livre des Morts, Osiris cria au

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soleil Râ : « Viens à nous » ( ) , et voici ([u'à

Mendès, Osiris « trouva l’ame de Râ; voici que chacun d’eux embrassa l’autre, et il n’y eut plus ((u’une âme en ces deux âmes ». Une glose confirme le sens : « Cette âme (unique) formée de deux âmes, c’est Horus, le vengeur de son père, avec Horus qui a perdu ses deux yeux » (Osiris privé de son âme), ou « c’est l’âme de Râ avec l’âme d’Osiris ». —

1. L'embrassement du roi et du dieu est une des scènes typiques de la décoration des temples, qu’il se produise, soit au début du service sacré, pour la consécration du roi-prêtre, soit au moment de la restitution de l'âme au corps divin. J’en citerai un exemple, pl. II; cf. Lepsius, Dciikin., III, 22, 23, 24, 33 a-f, 34 a, c, 4.5 c, d, 4(1, 49, 54 a, 56, 58, etc. On trouvera mention expresse de l'embrassement de la statue divine par le roi après l’apport de l’œil ou de l’âme dans les textes de la chambre de Sokaris à Abydos (I, pl. 40 a, 1. 9 C 1-5; pl. .34 b, 1. 20). Pour la présentation de l’œil au dieu, cf. Ah;/dos. I, pl. 37 a et b; Drndcrah, II, 44; III, 19 n; Edfou, I, p. 37, pl. XI; Philœ, p. 40, pl. XlVq Oinbos, I, p. 101, 331, 383.

2. Lefébure, Le inijdie o.siricn, p. 246; cf. Todtcnbuch, chap. .xvii.

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