‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 68 sur 214 · et particulièrement · texte numérisé non relu

et particulièrement

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ANNALES DU MUSÉE GUIMET

En d’autres termes, quand le dieu soleil, Râ ou Horus, embrasse Osiris, Ilorus ou Râ rapporte au dieu les yeux, c’està-dire l’aine qu’Osiris avait perdue. Il se passait la même chose pour le dieu qui recevait le culte décrit dans notre papyrus : le chap. xxiii dira qu’après l’embrassement d’Horus, le dieu a recouvré « son âme et sa forme ».

Ce qu’on avait fait â Osiris, on le faisait â chaque mort comme â chaque dieu. D’après les textes des pyramides, le défunt, comme Osiris, crie : a Viens â moi » aux dieux solaires, les lumineux, ou â Ilorus qui doit lui rendre son âme : « Ahens à moi, certes, Ilorus, qui venges ton père »

cet appel, et alors : «

). Le dieu se rend à dorus vient et il t’embrasse,

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Osiris-Téti. . . » \ ^ );âcemoment,

« ton hls Ilorus a frappé Sit, il lui a arraché son œil de sa main, et il te l’a donné avec ton âme qui est dedans et ta forme qui est dedans » ( ^ ^ ^ i

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Les

rituels funéraires d’épocpie postérieure, édités par Schiaparelli', donnent tout le détail do la même scène : après la quête de l’œil sacré et la trouvaille, Horus, le fds du mort, vient embrasser son père ( P ^ 0

et formules sont identi(]ues à ceux du rituel divin.

L’embrassement du dieu par le roi-prêtre est donc un signe extérieur de la remise de Tâmo â la statue. On le voit bien au Conte des Deux Frères, où la légende d’Osiris apparait sous une forme populaire : quand Anoupou rend â Bitiou

Voir- un passage analogue du pap3-rus de

Nebseni, cité par Éd. Naville {Zeitschrift, 1875, p. 89).

1. Pyr. de Tcti, 1. 169-174; Pèpi I", 1. 12U; Mirinrî, 1. 178, 150- 151 et 440-417; Pepi II, 1. 689 et 108-1Ü9.

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