‹ Le rituel du culte divin journalier en Egypte d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de Séti Ier à AbydosChapitre 69 sur 214 · Schiaparelli, I, p · texte numérisé non relu

Schiaparelli, I, p

RITUEL DU CULTE DIVIN EN ÉGYPTE

son cœur et le lui remet en place, « chacun d’eux embrassa

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l’autre» ^ ^ i

Il faut noter enfin que les textes funéraires mentionnent généralement l’embrassement à la fin d’une série de gestes, qui ont tous pour but de réunir les os, de resserrer les chairs, d’ordonner les membres’ du corps, disloqué d’abord comme le corps d’Osiris, puis reconstitué pièce à pièce pour en faire un tout complet’. « Embrasser » le corps d’un dieu ou d’un mort osirien, cela servait peut-être, au début des temps, à « rassembler » ses débris épars, pour leur donner une (I forme* » ; quand la momie ou la statue eurent remplacé le corps disloqué, on conserva le rite avec les formules, et l’on embrassa une effigie dont on n’avait pas besoin de rassembler les morceaux.

Au sortir de l’embrassement du prêtre, le dieu « se levait comme un roi » ; tout le reste du chap. xxii est le développement de cette idée. Le dieu ou le mort qui a reçu les rites osiriens devient un autre Osiris; or, Osiris avait été un roi de cette dynastie divine qui régna sur l’Egypte après Râ. Tout dieu et tout mort osiriens ont donc les pouvoirs de la royauté; ils en portent aussi les insignes. Pour les dieux, preuves en seront données plus loin au chap. xxiii, où l’on apporte la couronne royale à Amon, et aux tableaux d’Abydos’, où s’effectue la remise au dieu des sceptres royaux. Pour le mort, on sait, par les textes des pyramides et des autres rituels funéraires, que, dès la remise de l’œil d’Horus,

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