C’est la « forme
et ailleurs.
5. 14' et 15' tableaux; voir aussi les hymnes traduits, p. 68-69.
, dont il sera question au chap. xxiii,
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
le défunt était consacré comme roi : « Ilorus t’a donné son œil et tu prends parmi les dieux la couronne qui est en lui ' )), ou bien : « grâce à l’œil d’IIorus, tu prends la couronne parmi les dieux” » ; ou encore : « on a fait (donné) son cœur à Pépi. . . tu t’assieds sur ton trône de fer, tu as pris ta massue blanche, ton bâton et ton fléau. . ».
Le dieu une fois intronisé, on lui fait exécuter une double course, l’ime au nom du roi-prétre, c’est-à-dire
d’IIorus; l’autre au nom de ^ (| ^ * P ' l’auguste
vaillante », c’est-à-dire l’uræus, qui est la couronne et l’œil d’Horus vivant. Le but de cette double course est de se défendre contre Apopliis.
Cette phrase, d’apparence obscure, s’éclaircit si l’on veut l)ien y voir le développement de la situation donnée. Le dieu vient d’étre couronné roi; or, tout roi, après son couronnement par Horus et Sit, faisait solennellement le tour du sanctuaire; c’est ce qu’on appelait «tourner der-
rière le mur » (la scène est figurée à Deir el Bahari*, pour le couronnement de la reine Hâtshopsitou). Cette course
était symbolique : le roi, qui s’est levé ( q) comme le
soleil, exécute une course comme l’astre, dont une épithète fréciuente est G?^^ (var. ^ ^ ) «celui qui
tourne' ». Par cette course, le soleil prenait possession do ses domaines du Sud et du Nord, en tuant les monstres typhoniens (jui pouvaient s’opposer à ses rayons (cf. chap. xl).