Texte du cercueil d’Apionkli (cL Maspero, Ounas, I
4. TocKenhiich, cxlix, 1. 20; à rapprocher des textes cités p. 86.
ANNALES DU MUSEE GUIMET
môme fait-on circuler le dieu cjui porte l’œil d’Horus.
Le dieu et le mort tournent donc, comme le soleil, dans le naos ou dans la tombe ciui sont, nous l’avons vu, des images de l’univers (p. 49); et voici que le roi-prêtre contemple leurs révolutions ( ^ ^ ^ ) en suppliant le dieu ou
le défunt de l’admettre, lui mortel, sur la voie céleste (1. 1-4). Des formules analogues à celles employées ici se retrouvent dans les rituels funéraires, qui décrivent la course du mort au ciel : « O dieux, donnez qu’Ounas ouvre les deux battants de la porte du ciel et conduise Rà à travers l’horizon « tu as ouvert les
'’ThmusÎ ' deux portes du ciel , ô) Téti, tu as tiré les grands i>i. 3, a.) sceau de la grande de-
meure, ta face est celle d’un chacal, ton dos est celui d’un lion. ..’)). Il y a une parenté évidente entre ces formules qui définissent une même situation.
Dans une dernière phrase, le roi-prêtre constate que les deux uræus de la couronne divine ont fait le tour de sa personne. Il faut supposer que, les jours de fête, il y avait une « course » etïective de la statue divine autour du sanctuaire et autour du prêtre resté au centre; pour le service journalier, on se contentait vraisemblablement de lire la formule sans passer à l’acte.
La fin du chapitre mentionne l’apport d’une statuette de Mâït, la déesse qui personnifie les offrandes : la formule est celle des tableaux si fréquents dans les temples ofi l’on voit le roi-prêtre s’avancer vers le dieiq la figurine de Màït ^ dans le creux de la main tendue. Le commentaire de ce passage se trouvera plus naturellement au long chap. xlii, spécialement consacré à la présentation de Màït. Nous avons noté