‹ Le rocher de Sisyphe drame en cinq actes, en proseChapitre 12 sur 98 · OLIVIER, MONTBEL · texte numérisé non relu

OLIVIER, MONTBEL

MONTBEL

Voilà un brave cœur et un cœur vraiment jeune !

OLIVIER

Est-ce qu’il n’est pas le fils du marquis de Castel-Gonthier qui s’est rallié en 1832, après avoir pendant deux ans boudé le gouvernement?

MONTBEL

Oui, le vieux marquisa compris, dans la loyauté de son rœur, que l’on n’avait pas le droit de priver son pays des secours tic son intelligence, de ses capacités, sous le. ridicule prétexte d’antipathies personnelles. Il s’est donc rallié franchement, par devoir, et son fils va, dit-on, être nommé à un poste diplomatique de la plus haute importance.

OLIVIER, avec intérêt.

Ah! vraiment !

MONTBEL

A part ses excentricités de langage et ses paradoxes qu’on pardonne volontiers àsa jeunesse, et qui, chez lui, ne sont peut-être qu’un charme de plus, le marquis est un homme remarquable. C’est d’ailleurs la meilleure, la plus loyale nature que je connaisse. Possesseur d’une immense fortune, il ne s’en souvient que pour les autres; il est réellement la providence de ceux qui l’entourent et se trouve si complètement heureux de bien faire, qu’il ne croit aux méchants que comme à des monstruosités Sociales... (S’arrêtant au mouvement d’Olivier.) Encore votre Satané

sourire...

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