INVITÉS
HENRI
Vous ici, prince, vous à Nice!.. Ah ! monsieur Séchard, combien je vous sais gré d’avoir amené cette bonne rencontre!.. (au prince.) Nous ne nous sommes pas vus, je crois, depuis le jour où vous faisiez courir Pomaré, la charmante bêle!... Êtes-vous pour longtemps à Nice ?..
TRASCHKINE.
Je pars à l’instant.
HENRI
Comment, vous n’ètes pas des nôtres?..
TRASCHKINE. (
C’est impossible.
HENRI
Ah! par exemple, c’est ce qu’il faudra voir !.. Monsieur Séchard, barricadez vos portes pour retenir ce cher hôte !.. (Apercevant Madeleine ) Oh!., pardon. Madame!.. Cher monsieur Séchard, vous m’avez mis en défaut près de Madame... je ne lui ai pas été régulièrement présenté, et cependant je compte sur son éloquence pour enchaîner notre prisonnier.
MADELEINE
Monseigneur sait bien qu’on doit tenir à honneur de le garder parmi nous. (EUe salue, traverse le théâtre et rentre dans l'habitation de droite.)
OLIVIER
Mais dans la crainte de gêner son Excellence, nous n’insistons pas.
HENRI, à lui-même.
La froideur d’un côté, de l’autre, la colère!., diable!., j’ai
fait Une bêtise !... (Ribeaupierre eutre è la tète de quelques jeunes gens.)
RIBEAUPIERRE
Par ici, Messieurs... (a olivier.) Mon cher gendre, mon cher Olivier, veux-je dire, je vous amène des convives, (aui arrivants.) Monsieur Séchard, Messieurs, uu homme charmant qui sera quelque jour député, et qui sait? peut-être plus encore.
HENRI, à Trascbkine.
Quel est cet original ?..
TRASCHKINE.
Je ue sais, c’est à peine si je connais monsieur Séchard lui* même.
A.CTS I , SCÈNE X.
RIBEAUPIERRE, les apercevant.
Le prince Traschkine et le marquis de Caslel-Gonthier!
* HENRI
Vous me connaissez, Monsieur?..
RIBEAUPIERRE
J’ai eu souvent l’honneur de voir Monseigneur et monsieur le marquis dans ma bouti... je veux dire à l'ambassade ottomane.
HENRI j saluant.
Monsieur...
RIBEAUPIERRE
Avec de tels amis, monsieur Sécbard, on arrive à tout, telle est mon opinion.
TRASCHKINE, & Henri, en lui serrant la main.
Marquis, nous nous reverrons à Paris.
HENRI
Avant votre départ, cher prince, permettez-moi de vous présenter mon ami Christiern, l’un des plus nobles caractères de la Hongrie... (Faisant la présentation.) Le comte Christiern... le prince Traschkine... (Traschkine salue très-poliment, Christiern s’incline à peine et, remettant son chapeau, tourne le dos et se prépare è sortir.) Eh
bien, qu’y a-t-il encore?
CHRISTIERN, aux jeunes gens qui veulent le retenir.
Pardon, Messieurs... je n’ai pas été personnellement invité à celte réunion, j’étais de passage au milieu de vous... oubliez l’importun qui vous a troublé et permettez-moi de me retirer.
HENRI
' Christiern...
CHRISTIERN
Messieurs... je vous salue!