SCÈNE IV
HENRI, CHRISTIERN, JOSEPH, puis LÉONARD introduisant FROI- C.HAULT et CLOPIN.
HENRI, à Joseph qui lui sert son déjeuner sur un plateau.
Eh bien ! qu’as-tu donc?
JOSEPH, ému.
Rien, monsieur le marquis; niais la reconnaissance... l’argent qui passe... et puis le manque d’habitude,.. Ah! je suis tout attendri !
LÉONARD, aux paysans qui hésitent à entrer.
Eh bien! n’avez-vous pas peur que la maison vous tombe sur la tète?
FROICHAUI.T.
Voilà ! monsieur l’intendant, j’y viens.
CLOPIN, ses souliers à la main.
C’est que, voyez-vous, le père sont habitué à la grande air. (ils saluent humblement Joseph qui sort.) Dieu! c’est t’y beau ici, père Gniole, je devrions cramper mes souliers.
FROICHAULT.
Tais-toi, mioche 1
HF.NRI, stupéfait.
Comment, c’est toi, père Froichault! •
FROICHAULT.
Moi-mème, Pierre Froichault, dit Gniole, à cause de son cœur et de sa naïveté.
LÉONARD, à Henri.
Tu le connais?.. Eh bien, c’est encore plus drôle.
FROICHAULT.
A vous rendre mes devoirs, monsieur le marquis.
LÉONARD
Il ferait mieux de rendre l’argent.
HENRI
Et tu ne rougis pas de tendre la main à l’aumône?
FROICHAULT.
Què qu’a dit ça?.. Le père Froichault n’est point un mendiant, il vit du travail qui tue sa pauvre carcasse.
UENRI.
Qu’est-ce que c’est que cet enfant-là?
FROICHAULT.
Le mioche?
HENRI
Oui, c’est ton 61s?
FROICHAULT. * "
Faites excuse, monsieur le marquis, c’est un perdu que j’ons adopté. Chacun est charitable, allez, et ils ne m’ont point nommé Gniole sans sujet... Salue monsieur le marquis, Clopin, c’est ton seigneur.