‹ Le rocher de Sisyphe drame en cinq actes, en proseChapitre 97 sur 98 · ACTE T, SCÈNE III. 8i · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÈNE III. 8i

délices de celte couche impure, tu te réveilleras bientôt au milieu d’un immense éclat de rire, à travers lequel tu entendras accoler ton nom, le nom de Castel-Gonthier, glorieux depuis huit cents ans, à ceux de Sganarelle et de Georges Dandin!.. Ah! ah! ah!.,. (Après un silence.) Mais non! c’est impossible! j'ai fait un mauvais rêve!... Cet homme a menti!... Madeleine n'a pas pu... Madeleine que j’ai toujours trouvée si aimante, si dévouée, Madeleine qui, tout à l'heure encore, là, à cette place.. Ah! misérable que je suis! je l’aime encore'... je l’aime toujours!... (Nouveau silence.) Allons! allons! du calme! Il est temps de songer à régler mes derniers comples avec la vie et de mourir en homme de cœur... (s’agenouillant.) Mais avant cela, mon père, avant d’aller vous retrouver là-haut, permettez que l’orgueilleux qui a voulu marcher hors de la voie que vous lui aviez tracée s’humilie devant’ vous et vous demande pardon. J’ai terni votre blason, mon père, mais je vais le purifier dans ces flammes qui viennent à nous!... Pardon aussi à toi, monde que j’ai voulu braver! je vais te donner ma vie pour expier cette faute... Et maintenant, que l’incendie accomplisse son œuvre de destruction ! (Allant à la porte qu'a fermée Léonard. — An moment où il te retourne pour aller fermer l’autre porte, Madeleine entre par cette porte, la ferme et jette la clef par la fenêtre.)

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