ET LA COMÉDIE BOURGEOISE
M. le sj^us-préfet m'accueillit de la manière
la plus gracieuse ; il lut tout bas la lettre du
ministre, pu/us il me regarda en secouant la
tête. jifon compagnon prit congé de lui et
me témoigna ses regrets de me quitter. Ce
brave homme in'avait déjà- pris, en affection \
il s'accommodait' beaucoup de notre façon d&
voyager.
Dès qu'il fut sorti > le sousrpréfet prit un, air grave , et . m'avertit que le ministre mq peignait comme un homme d'esprit très-dangpj;eux, qui se permettait, de? calembourgs sur le gouvernement } et des quolibets sur les Cens en place. Son excellence; ajoutait que la police venait de découvrir dans mon dernier, vaudeville , un double sens et deux,équivoques très-réprébensibles ; que dans un de mes cou r plets, j'avais insulté l'autorité par. des point? d'amiralion fort; ma} placés, et sur- tout par un sens suspendu qui pouvait servira cacher unç arrière-pensée qu'un /'des censeurs se flattait d'avoir, devinée. Il avait jugé àprçpos d'arrêter* l'ouvrage ei; de faire voyager l'auteur. Le jeune magistrat me. fit admirer la. .discrétion de aon excellence qui ne., nie révélait, inqn crime qu'^