PARISIENNE
part toute espèce de reproches en riant ellemême d'assez bonne grâce de la scène dont elle m'avait rendu témoin : je ne vous proposerai pas, me dit-elle, de tirer maintenant votre horoscope j ce que vous venez de voir et d'entendre vous a privé de cette confiance nécessaire à celui qui vient nous consulter;, mais je vous inviterai à ne pas me juger avec trop de sévérité. Les hommes sont de grands enfans qui payent pour qu'on les abuse, et l'erreur qui les flatte vaut mieux que la vérité qui les afflige ; au lieu de déchirer le voile qui couvre les erreurs de l'épouse, je l'épaissis pour le bonheur de l'époux , je prends pour embellir son aVenir , le soin qu'un autre met-*
trait à le troubler Irais-je prédire à ce
banquier opulent qui étonne Paris, de son faste grossier, qu'il enviera un jour le sort de l'infortuné qu'il repousse avec mépris ? Irai- je prédire à ce père joyeux de la naissance~de son fils que cet enfant désolera sa vieillesse ?
Dirai-je à la Fleur les distractions de Lisette , à Lisette les infidélités de la Fleur?.... Je détruirais bientôt mon crédit, et je verrais s'enfuir cette foule de curieux qui ne yient
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chez moi que pour y recevoir l'approbation de ses folies et la confirmation de «es espérance». J'ai pris une route plus sûre : je caresse adroitement la marotte de chacun ; je donne, su»
me compromettre , du bonheur a tout le monde-, on sort de chez moi Fesprit et le c«nr Satisfaits, et l'on se promet de revenir en cachette ri siter la petite sorcière . qui nous rend heureux à si peu de frais.
l'hàtel, etc. 2^5
n°. xxin. — 7 Juin i8i5.