‹ Le rôdeur français, ou, Les mœurs du jour [signed De R..... ]Chapitre 36 sur 42 · LE DERRIÈRE DE LA TOILE · texte numérisé non relu

LE DERRIÈRE DE LA TOILE

Dégénères animas titnor argttit.

La craiate trahit les cœurs timideii

On a souvent essayé , et presque toujours i sans succès^ de transporter sur la scène Tinte* ^ rieur des coulisses. Je ne sais pourquoi ce tableau si comique derrière la toile ^ cesse de l'être lorsque le rideau est levé; je ne sais pourquoi ce qui nous a fait rire aux éclats une heure auparavant ^ nous parait alors insipide. i Quelques personnes attribuent ce changement c à la maladresse' des metteurs en œuvres : d'an- s tres^ et c'est le plus grand nombre^' pensent p que, peuple aimable et bon, recherchant a?ec li avidité les sensations agréaBleS; le Français re- D

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pousse avec humeur la main imprudemment officieuse qui cherche à ëcarter le voile qui couvre ses illusions.

Je ne suis pas de-Favis de ce grand nombre.

J'avoue que j'aime assez à voir les fils qui font mouvoir les marionnettes. Le spectacle du meilleur opéra ne vaut pas pour moi le tableau que présente le quart d'heure qui précède sa représentation. Là , un vieil im^alidey tout glorieux d'être devenu un prêtre égyptien^ se promène gravement.au pas ordinaire^ en comptant avec orgueil^ sur le bout de ses àoigt^, le petit nombre de répétitions qui lui a suffi pour saisir l'esprit de son rôle *, ici , une jeune danseuse essaie une nouvelle pirouette^ et distribue^ chemin faisant, quelques légers coups de pied^ par- ci par-là^ à ses voisins^ charmés de profiter de l'occasion pour entamer avec elle une conversation d'un quart d'heure. Plus loin^ l'enchanteresse Armide offre une prise de tabac à son vainqueur jRe/ïau^^ qui ne peut se consoler d'avoir été forcé d'abandonner un pique-nique au rocher de Cancale^ pour venir lui chanter : Armide y vous m' allez çuùterl D'un côté un généra] ihébain invite son armée

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à cirer ses gibernes, attendu qu'elle est de garde le lendemain à la barrière de F^augirard; de l'autre^ une troupe de vestales romaines cmse familièrement avec une foule d'amateurs parisiens adossés à une des colonnes du temple de Vesla, J'aperçois à droite un groupe d'eunuques entourés de leurs enfans*, à gauche les chameaux de la Caravane qui se croisent les bras , en attendant leur réplique -, certes ^ ce grotesque tableau^ dont je n'esquisse qu'une faible partie ^ a des couleurs plus riantes y nt c6té phis agréable^ que le spectacle pompeusement ennuyeux d'un grave opéra, où l'on n*é« vite pas aussi facilement la musique que les paroles.

C'est donc presque toujours ce qui précède et ce qui suit une affaire qui en forme , selon moi , la partie la plus essentielle , celle qui en dévoile à nos yeux les ressorts cachés , et qui nous Kvre souyent le secret de la comédie.

Quelque chose importante qu'ils traitent, quelque carrière qu'ils aient embrassée, les hommes ont une arrière pensée qu'il est bon de connaître , pour expliquer leurs démarches, et pour échapper à on enthousiasme ridicule ;

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