I.B& ÉGOÏSTES: sSfl
ebnfoiida y et ne sachant s'il doit rire de la méprise ou se fâcher jle rinsulte, Sënange» se laisse epitourér^ et re^t de foute part des félidtan Jiona qu'il est dësolé dé mëriter.... Ah I moa cheràmi> répète avec attendrissement M.'d'Her? ham-y enlesernintdaasseshras^ comhien vaut jtles hewrenz ! que ne dènïierai-)e pas pânr élre à vo^ place! Depuis Gtnquante*deux ans que j'Jiabite:ce. mondè-ci ^ je n'ai jainâïs joui d'ua instantpareil ; mais f espère qu'enfin mon tone jrieodra >:il n'est'pas jnsté que vous vous empftries toojoucs dabeau rôle.... Avec quel plaisir 4iL'emploierai*je pas pour vous servir un crédit qui comlnence à s'user^ il est vrai , mais que )e ferai revivre pour vous ; car y enfin ^ vous n'étea pas riche , et une place-commè celle d'Adolphe ^nona.oonviéndrait beaucoup ; mais vous êtes si nedeste 1: Je gage que vous ne demanderez }«- «sais rien. Emile y que cette-scène commeu^t ^ fatiguer un peu ^ prit oongé de la famill]d d'Herbain**, et ^ confus du rôle qu'il venait de jouer mialgré lui , fl se promit bien \ à Favteir^ de s'expliquer nettement sur ses désirs , et de ne Jaisaer aucim doute sur Tobjet de ses solfi^ isitations.
a6a £18 iGoïsTBSi
Utiinoispliu tard, Emile reçut d'un de ses amii h nouveUe que le sous-préfet d'une petite ville du Poitou allait demander sa retraite. Aussitôt fl se présente chez le dievalier Dovbe , parent dfun chef de division du' ministère âV>u dépen-* dait -cette nomination : le chevalier raecntiHi avec intérêt , promet d-appuyer -A dieuiandir^ et déjà lui doniie des espérances j mais ir peiné Sénanges est-il sorti , que M. 'Doil>e s«i>rj^pell# qu'il a un^consin k ipà ïlùîbit -dé sona^fréfet iraità merveille. Oubliant :1a promesse qn'Ss &ite f il rédi^ à la hâte, sur le modale 'liiéBis du placet qu'on vieut de lui remettre , ime non» velle demandie, qu'il porte sûr-^le-champ^ia baron' de Gerseuil , i)eaii-lrèred'nirliettte«uit« général que le ministre conîridérait beaàcoap! il recommande son cousin aux bontés dn bavoa; qui'n'hésiste pointa Fassutvr qu'il s^occupart avec intérêt de ceUé affiiire ^et qcii Inî engi^ rantit en quelque sorte le çuccès; Cependaatj à l'JBfstant où le baron se disposé k coiiimencar sies déoMircbes, il s'avise; à son; tour , de semsouvenir aussi de sa famille ^ et de penser è m pauvre neveu qui , n'ayant que la^ooe liv. dé rentes ^ désire les ûiatiger en province. Il U
appeler ^ et lui ordonne de le suivre, ohés IL^letaomted'OngT; amidûmimstre^ à qui il eoUst 1« présenter^ et dont: il ibllicite lapuis^ saillie .proteotion. Le comte /.qui ioiyrit a» mot de aoits-prëfeciure^ pioinet. séneueeiaeiit ses bûmofficiae', tons^îUe eilMiiiAsiUiîèanefaoaiaie^ de faire: pse^aydr son destumé y e£ pari aur-le* champ ponir «lier debiander au ^ ministre la pkce^ pont mm, fiby.'^H est bien aise df punir ub pev, et- d'4kulgiier quelques inslans AbSwAytA il se livrait à h^ j^ns^ tf tNn|^ AiasipAtiCAb . . . -. ■ .< . i i;
: SëMngeSf eapaioonrantlesbieeMixdumi* UÎfitèrÇy.et^L prenant des infoMiàtions sur sa pM)tîon.y qtii ne ao>trouvaît nulle part , fnt Mcntèt^aunouvantideeette petite ititr^ede i^Mfihéli ^ A{tti>4'^n màK/sàâi, a'tetrenouveléis pb^^'iinefins. -■ • . n -
ri«^ diplnmalk et /l'kdminirtialMai «v!âieeÉ fm^ i^me, pmdo ipurtiè tde < kbrs «ttraile ans je^f^Eimiie^ i^inik'ana&t'pii héusti#:k ^tte phcfLr Li^liflé£at<Tni^.;<giia:amt kndirvëe avee sncicès^n^ kûbffiMai^fnn4ie'lk|;|€use| eependam unigra9t4 seigneur » qw>pacÉissaHriiflbctiôàiïe]f i^jD^W9fn(:]ç ibti!daii dé l'espoir d^epeuH
a6a MS iteoïlTBt:
8ion;.aiU8i Sënanges lisait àttehtîvememt toiu les matins les journaux de la capitale, et ^informait arec bonté de Ta santé de tons In
hommes 4^ lettres du royaume. Malgré tom ses soins , il n'était encore panrenu qu'à donnar réveil aux héritien naturels^ et à fittreeonti-- '■ nuer aux en&ns la pension de leur père.
Ces jours derniers ^ la'postérité conuiieiiça pour un poète céUbataire ; dès |qnf Emile fit instruit de cet éyènemènt , il'eoumt diei son Mécène , qui le reçut à bras . <mvert Sbyesle I bienvenu , mon cher Sénanges , lui dit-^il \ quel * heureux hasard nie procure le pbisir un pea rare de vous revoir ches moi ?^^Moù8eignenr| je viens heioreusèment.' d'apprendre la mml d'un poâte (pa, dieu merci pour moi| jdidssait d'une pension de deia mille éçus-^^raiinsat?
*-*Oui^ monseigneur. •— Etes - vous certua qu'elle ne soit pas dbnnée?>**Oni^ monseigBeDr. «-7* Ah ! mondber àmi^ vous venez^ sans-vons eu douter^ de. me tendre un fjntaà s«rvieSi.
--' Comment, monseigneur? ^-^ On a réfermé un de mes ondes-, lé pauvre diable a fiut quel* ques vers dans sa jeunesse , et, à ce litre-lè , je vais prier le miuiatre de lui fiiiiê Continuer
la Jpension du défmit; — M^is^ monseigneur , s'il.n'est pas homme de lettres. — Qu'est-ce que; Ydw dites? il a manqué de traduira Xllliqdê^ r««.Ç'egt ^âf^rent ! -i— Et d'aiMeart c'est une yff/i^ tice \ sa. place valait ao,ooo fr. , le gonvcMrae« inentresteencoresoii'débiti^ur.T^Monsejgneur^ il me ^mble que tous avies daigné me pro* iiietti:«....T*Je ne cessepas de vous promettre, mon ami ; vous avez atteodu jusqu'à présent ^ vous ne vous refuserez pas à attendre encore quelque temps. U se commence bemcoup d'immortalités cette année , ou > pour miem^ dire, on enterre beaucoup de gens de lettres j^ et .voua ne tarderez pas à avoir ei^core u|ie pension à demander. Celle-ci était trop forte pour un homme d'esprit, et , sans les droits de iQoa ' oncle , )e n'oserais pas espérer de la lui £ûr6 accorder.
Le lendemain , EUnile fut instruit d'une non* velie vacance. Un vétéran de la haute lit^éra-» tnre laissait en mourant à disposer d'une iaiMff pension de 1800 fr. Il crut ne pouvoir eesujrei^ de refus, et se prés^snte de npuveau chei; son Mécène de la veille. Mon cher ami , lui dit celui'-d, aussitôt qu'il l'aperçut, je sais ce qui
^4 ^^ ÉGOÏâTKS.
VOUS amène ; mais il m'est impossible de à vos désirs : je yiens de promettre à m de lui faire donner cette petite pension ha sera fort utile pour fes menus-pl Cest d'ailleiirs si peu de chose ! Yous n
mieux \ yous obtiendrez davantage 1
éirt d'attendre.
Voilà , me disait Emile de Sénangés^ , f ai recueilli de mes sollicitations, de mes p de meâ visités ; ce que j'ai obtenu des proi qu'onnn'a faites , des espérances qu'on m' nées... Combien de gens vieillissent dans] tichambres des ministres et se tourm dans l'espoir d'une faveur qu'ils n'obtiei jamais , qui seraient plus heureux et miei tes an sein d'une famille qui les chéri tourés d'amis qui les aiment, vivant en cultivant un art qui les honore , au lieu d nu métîef qui les hmÉttlie..;.. Mais il y i pèii dèp^rtonnés au monèe ^i ne justifi iiiot dé Voltàife : tapaient A hssuperj fiche Tbbœiddhcé, le pdh\^fk là riéceSstt pài un M dit : Cest assez.
■ito
£KS MONTAGNES RUSSES* a65
N®. XXV. — 17 Septembre 181 5.