D^UN ÉTRANGER
il l'a accepté en m'apprenant (pi'il ne mandait jamais une pièce nouvelle. On donnait les Anglaises pour rire. Potier m'a rappelé miss Beg^ gey que mon cousin de la cité a épousée l'année dernière. »
Lundi.,.. « J'ai rencontré ce matin dans une maison bourgeoise^ entourée d'une famille entière qui pressait ses genoux et bénissait son nom , madame de R.... ^ que son amie Intime madame de C... m'avait peinte comme une coquette dépourvue d'ame et de sensibilité.
Hier j'avais rencontré au J>oIft de Boulogne madame de C....> se promenant en cabriolet avec un jeune homme qùe^ dans la société^ elle appelle le neveu de son mari. Cette dame jouit dune réputation de sévérité que ses ennemis respectent et que ses amies n'osent pas attaquer.
Jeudi..,, ce La France est un pays fort désagréable'; les hommes s y livrent aux amorces de l'ambition ; aux détours de l'Intrigue \ leur commerce est plus frivole que solide. Les femmes , en proie à un violent désir de plaire ^ y sont étourdies , values ^ capricieuses \ les réunions sont bruyantes , les dîners d'une longueur
ad lES TABIERTES B^UN ÉTRANGER.
interminable, les bals vous fatiguent , les spectacles vous ennuient, le jeu vous ruine. Cependant je vais faire tout mon possible pour obtenir de mes chefs la permission de passer rhiver à Paris.
lES APPARENCES. 2I
no. III. — 24 Septembre i8i5.